Peint en 1950, "Mural on Indian red ground" avait rejoint en 1978 les collections du prestigieux musée d'art contemporain de Téhéran. Mais l'Histoire a bousculé son sort.

La toile est désormais exposée au musée d'art contemporain de Téhéran
La toile est désormais exposée au musée d'art contemporain de Téhéran © Reuters / Morteza Nikoubazl

Peint en 1950 par Jackson Pollock, ce tableau a une histoire pas commune. Créé dans la période "action painting" de l'artiste, où celui-ci concevait ses oeuvres comme une action avant tout, faite de tâches et de traînées de peinture, elle est acquise dans les années 70 par le Shah d'Iran pour les collections du prestigieux musée d'art contemporain de Téhéran.

Celui-ci ouvre en 1977 (la même année que le Centre Pompidou), et arbore une impressionnante collection d'art contemporain. Mais en 1979, la révolution Islamique touche le pays et les oeuvres, jugées contraires à la loi islamique, sont condamnées. Pour les sauver, les gardiens du musée les cachent dans les réserves, où elles sont restées jusqu'à il y a quelques années à peine.

Ce dimanche, ce tableau exceptionnel, l'un des plus chers de Pollock, nous raconte son histoire.

Posez vos questions au tableau "Mural on indian red ground" de Jackson Pollock avec le tag #BVDInter

Certainement pas ! Je me trouve bien plus puissant comme ça. Avez-vous déjà vu une impression de mouvement, d'action, dans un monochrome ? Pas vraiment. Voilà pourquoi je me sens très bien à ma place. Cela dit, si vous prenez un artiste comme Yves Klein, le roi du monochrome bleu, lui aussi a donné dans "l'action painting" en quelque sorte, lorsqu'il a réalisé ses anthropométries, où il allongeait des corps couverts de peinture sur des toiles. Sur le plan technique, je veux dire, ça se ressemble. Sans ça, nos intentions sont différentes.

Non, vous ne vous trompez pas, mon fond est bel et bien rouge. Mais ce n'est pas qu'une simple question de contraste entre le rouge et le blanc. D'ailleurs il y a d'autres toiles où les contrastes sont beaucoup moins visibles. Jackson, quand il nous peignait, prenait la couleur de sa toile presque comme un tout, où la brillance de la peinture comptait autant que sa teinte, et d'autres facteurs encore. Pour lui le travail de la peinture était capital, mais moins pour une question de contraste que d'équilibre.

Les invités
L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.