Dernière salle de l'exposition Bavartdages cette semaine. En guise de final, nos invitées sont des œuvres qui parlent de l'avenir de la planète. Ambiance crépusculaire dans cet ultime épisode.

Michel Granger et son "Oxygène"
Michel Granger et son "Oxygène" © Maxppp / Sabine Glaubitz/dpa/picture-alliance

La planète souffre, la glace des pôles fond, les habitants de la Terre se font du souci pour le monde qu'ils laisseront à leurs enfants. Et les artistes dans tout ça ? Sur fond d'enjeux environnementaux, l'art s'approprie aussi la question de l'avenir de la planète, oscillant entre poésie et activisme. 

L'oeuvre principale : "Oxygène", de Michel Granger

Vous connaissez tous ce tableau. Et pour cause, il illustre l'un des albums les plus connus des années 70 : Oxygène, de Jean-Michel Jarre, qui s'est vendu à plus de 18 millions d'exemplaires à travers le monde. 

Mais ce visuel n'a pas été créé pour l'occasion : il s'agit d'une illustration imaginée en 1972 pour la revue Pilote, que Jean-Michel Jarre a achetée après avoir eu un coup de cœur. Alors que l'écologie n'était pas encore au cœur de l'actualité, Michel Granger avait adopté la planète Terre comme personnage de ses oeuvres, représentée comme un colosse aux pieds d'argile, qui souffre d'une moindre épine plantée dans le pied. 

Les autres œuvres de cette salle

"Ice Watch", de Olafur Eliasson : En 2015, alors que le monde entier est à Paris pour parler climat à l'occasion de la COP21, l'artiste Olafur Eliasson installe devant le Panthéon douze blocs de glace comme une pendule géante. A mesure que le temps passe, que l'horloge tourne, les blocs fondent petit à petit. Une oeuvre aussi éphémère que glaçante (sans jeux de mots)

"Ice Watch" de Olafur Eliasson, devant le Panthéon en 2015
"Ice Watch" de Olafur Eliasson, devant le Panthéon en 2015 © AFP / ERIC FEFERBERG

"Outgrowth", de Thomas Hirschorn : Utilisant des objets de récupération, des photos et de l'adhésif marron, matériaux de prédilection de l'artiste, cette installation montre 131 globes terrestres accompagnés de coupures de presse. En référence aux événements évoqués sur les photos de presse qu'il montre, l'artiste crée des protubérances en adhésif marron qui viennent affecter les globes, pour illustrer toutes les situations dramatiques qui jalonnent l'actualité. 

L'oeuvre fait partie de la collection du Centre Pompidou
L'oeuvre fait partie de la collection du Centre Pompidou © AFP / STEPHANE DE SAKUTIN

L'invité surprise : les peintures de Lascaux

L'an dernier, nous sommes partis à la rencontre des peintures de la grotte de Lascaux, témoins majeurs de l'art pariétal. Réalisées il y a des millénaires, quand l'humanité était à des lieues de l'anthropocène, cette période où les activités humaines ont commencé à changer l'état de la planète. L'art, la peinture, étaient vues comme un outil rituel utilisé dans certaines grottes, les lieux les plus sacrés. Une interview à réécouter dans la saison 3 de Bav[art]dages, où nous avons voyagé d'oeuvre en oeuvre tout autour du monde. 

Le générique

  • Michel Granger a prêté sa voix à sa propre oeuvre, "Oxygène"
  • Elise Thomas incarne la "Ice Watch" de Olafur Eliasson
  • Pour la dernière fois, Baptiste Collion était le robot Berenson.

Bonus !

Bav[art]dages, c'est fini... ou presque. Dans quelques jours, les œuvres majeures des quatre dernières saisons reviendront pour... une comédie musicale. Fontaine de Marcel Duchamp, Impression Soleil Levant de Claude Monet, Les Deux Plateaux de Daniel Buren ou encore La Fillette à la Corbeille Fleurie de Pablo Picasso s'apprêtent à pousser la chansonnette. En avant-première et pour vous faire patienter, voici l'une des chansons : "Pas sanitaire", la complainte de l'urinoir. 

4 min

"Pas sanitaire", interprétée par "Fontaine" de Marcel Duchamp (Laurent Plessi), premier extrait de "Bav[art]dages le Musical"

Par Julien Baldacchino
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