Le géant Méléagant a enlevé la reine Guenièvre. Lancelot aime Guenièvre, et, pour la sauver, doit, entre autres épreuves, monter dans une charrette. Mais à l'époque, monter sur une charrette, c'est être marqué d'infamie. Alors, faut-il écouter la raison, monter dans la charrette et devenir indigne de la reine, ou écouter l'amour, qui sacrifie tout ?

Louis Aragon écrit quelques siècle plus tard, pendant l'Occupation :

Je suis ce chevalier qu’on dit de la charrette

Qui si l’amour le mène ignore ce qu’il craint

Et devant tous s’assit parmi les malandrins

Comme choisit mourir Jésus de Nazareth

Ma Dame veut savoir que rien ne m’humilie

Par elle demandé tout s’en métamorphose

Elle exige de moi de si terribles choses

Qu’il faut que mon cœur saigne et que mon genou plie

Le service de la France y apparaît comme celui de la femme aimée pour qui on accepte tous les outrages...

Lancelot secourant la reine Guenièvre
Lancelot secourant la reine Guenièvre © N.C.Wyeth (domaine public)
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