Portrait de Théobald 1er, comte de Champagne
Portrait de Théobald 1er, comte de Champagne © Stefano Bianchetti/Corbis

Les troubadours recherchaient délibérément à être énigmatiques. Leurs poèmes accumulent monosyllabes, groupes de consonnes et rimes si éloignées l'une de l'autre que l'oreille ne peut pas en être bercée. Pourquoi ?

D'abord parce que ces poètes élitistes ne veulent pas profaner leur amour , ils préfèrent en réserver l'aveu à ceux qui sont dignes de le comprendre. Mais aussi parce que l'amour courtois est exigeant : il sait que le désir meurt d'être trop vite assouvi.Or le Moyen-Âge pense que la poésie doit ressembler à l'amour qu'elle exprime, que la qualité de la poésie est le critère de la sincérité de l'amour. Comment la poésie peut-elle ressembler à l'amour ? En étant comme lui tourmentée, déchirée, contradictoire, à la fois douce, et âpre.

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