Un tiers des américains seront diabétiques en 2050. En France, le nombre de malades augmente de 5% par an.

Comment soignera-ton le diabète demain ?
Comment soignera-ton le diabète demain ? © Getty / Ryann Cooley

Nous sommes le 1er juillet 2050, Clément a 50 ans. Il était diabétique depuis l'enfance. Aujourd'hui, adieu piqûres et contrôle permanent de sa glycémie. Il est guéri... Son pancréas ne fabriquait plus d'insuline, l'hormone régulatrice du taux de sucre dans le sang. Grace à des cellules souches, la fonction a été réparée.

Le diabète guéri : un scénario réaliste ou pas ?

On peut dire qu'on y met les moyens. Le diabète progresse à un tel rythme et constitue un tel marché qu'on y investit beaucoup d'argent et d'énergie. Si on se projette, la piste de guérison la plus prometteuse, c'est celle de la thérapie cellulaire.

Dans le cas du diabète, les cellules du pancréas qui fabriquent l'insuline, ne font plus leur travail : soit elles ont été détruites soit elles fonctionnent mal... La thérapie cellulaire consisterait à prendre des cellules sur un autre organe du patient, et à les transformer en cellules productrices d'insuline, pour ensuite les lui greffer. On peut se permettre de rêver pour 2050...

Greffes d'îlots

Aujourd'hui, puisqu'on ne sait pas encore guérir avec cette thérapie cellulaire, on pratique ce qu'on appelle des greffes d’îlots. En fait, on prend sur un donneur décédé les cellules du pancréas productrices d'insuline, et on les greffe sur le patient diabétique. Ça marche, mais des contraintes majeures limitent le recours à cette technique.

Finalement, sur le court terme, la piste la plus prometteuse, ce n'est pas la guérison, c'est le perfectionnement des soins.

Pendant des années, le diabétique a été soumis à des piqûres plusieurs fois par jour

Aujourd'hui, le patient n'a plus besoin de se piquer plusieurs fois par jour pour mesurer sa glycémie : un capteur posé sur le bras mesure la glycémie en continu, et pour l'insuline, une pompe posée sur la hanche diffuse l'hormone à volonté.

Le patient est libéré du geste, mais pas de la contrainte puisqu'il doit lui même évaluer la quantité d'insuline à s'injecter plusieurs fois par jour en fonction de sa glycémie.

Pancréas artificiel

La grande idée des prochaines années, c'est qu'une intelligence artificielle fasse ce travail à sa place.

On appelle ça un pancréas artificiel. En France, Guillaume Charpentier préside le projet français Diabeloop qui a conçu ce pancréas 2.0.

Parce que la machine n'est pas totalement infaillible, elle serait reliée à un centre support, qui interviendra en cas de défaillance. D’où l'émergence sans doute ces prochaines années d'un nouveau métier, celui d’infirmières spécialisées qui surveilleront à distance que tout se passe bien chez les patient.e.s équipé.e.s.

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.