Les nouvelles sont tellement angoissantes que Frederick Sigrist en viendrait presque à vouloir vivre comme Jim Carrey dans le Truman Show... Presque !

Je sais ce que vous vous dites : Ah c’est enfin vendredi. Voici venir Sigrist avec sa bonhommie naturelle et ses sujets qui fleurent bon l’insouciance et l’oisiveté. Ce chroniqueur est définitivement mon oasis de bienveillance dans un désert de nouvelles anxiogènes. L’écouter sur cinq minutes c’est donner à la France l’occasion de revivre un peu des Trentes Glorieuses. Ou alors vous vous dites plus simplement : « Quand le chauve aura fini de parler, ça voudra dire que je suis enfin en week-end! ». 

Dans un cas comme dans l’autre, vous êtes contente de me voir.

Mais ce matin je vais vous décevoir car je ne suis pas que joie, je suis inquiétude. Je suis tendu. 

Je suis tendu comme Gérald Darmanin au salon du féminisme. Je me sens tout énervé… Comme si j’avais été mordu par Francis Lalanne. Non parce moi cette incertitude "On confine, on confine pas !", ça me stresse… Ça me stresse plus que le virus lui-même je crois. 

Maintenant dès que je vois Emmanuel Macron apparaitre sur ma télévision, ça me fait comme dans ce film d’horreur japonais Ring d’Hideo Nakata : vous savez avec ce fantôme japonais qui sort des télés et qui est coiffé comme Marlene Schiappa après cinq lissages brésiliens. Je me dis : "Ça y est il est apparu, sept jours plus tard, on est foutu !"

Sauf que là, il se passe rien. Ils font des conférences de presse juste pour dire : "Non, non, on change rien ! On voulait juste savoir si la chandeleur s’est bien passée..."

Médiatiquement, le gouvernement a plongé la France dans un film d’horreur où le tueur n’apparaitrait jamais

Dans le cinéma d’horreur, c’est un grand classique, on appelle ça un "Jump Scare". Une situation de tension où le spectateur a beau s’attendre à ce qu’un monstre surgisse, il sursautera quand même quand ça arrivera ! 

Et bien pour comprendre la situation étrange dans laquelle on est en France, il suffit de regarder le film "Halloween" sauf que vous enlevez tous les plans où apparait le tueur Michael Myers ! Que de la tension, de la musique qui fait peur, mais jamais de dénouement. 

En plus maintenant on nous parle de variant brésilien, sud africain, anglais… Le Covid il a même pas deux ans, il a déjà plus voyagé que moi. 

Il va falloir apprendre à tomber malade local pour améliorer son bilan carbone. On nous parle de variant mutant ! Mutant ! Il évolue !? Comme les Pokemons. Les Variants, attrapez-les tous !

Non mais sérieusement il faut arrêter ! Moi je n'en peux plus

Moi avant pour gérer un réel qui m’angoisse, j’avais mes spectacles ou bien le cinéma. 

  • Mes spectacles, reportés !
  • "Wonder Woman", reporté !
  • "James Bond", reporté !
  • La vaccination, reportée !
  • Même les confinements, il les reportent maintenant !

Si on fait un film sur cette période, il faut appeler ça "Majority Report" ou "Reportés sans frontières"… 

J’ai lu que le gouvernement misait sur les contrôles et les sanctions pour éviter le reconfinement. C’est plus les vaccins la solution, c’est des PV ! Moins d’injection, plus d’injonctions!

Je pense que dans un mois, t’attrape le Covid, tu te prends 135€ d’amende!

Je vais vous dire quand on va voir les CRS charger les petits vieux qui l’auront attrapé, ça va dissuader tout le monde. 

Sincèrement, j’en suis à un point où je préférerais ne même plus savoir ce qui se passe ! Être un peu comme dans ce film incroyable : "Le Truman show"

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Ci-dessus le thème composé par Philip Glass pour le film "The Truman Show" réalisé par Peter Weir. Ce film où Jim Carrey interprète Truman Burbank, un homme qui a passé toute sa vie filmé dans une émission de télé réalité… à son insu. 

Adopté dès l’enfance par une production télévisée, Truman (littéralement "l’homme vrai") en français, n’a pas conscience d’être entouré par des comédiens et de vivre une existence scénarisée par un producteur démiurge Christoff, joué par le glaçant Ed Harris.

Ed Harris dans "The Truman Show"
Ed Harris dans "The Truman Show" © AFP / PARAMOUNT / Collection ChristopheL

L’ironie de ce film, c’est que le rêve de Truman a toujours été de découvrir le monde !

Donc pour l’en dissuader, Christof fait mourir le comédien qui joue son père dans un accident de bateau pour qu’il ait la phobie de l’eau dès son plus jeune âge. 

Chaque faux flash d’info dans le monde de Truman évoquent des crash d’avion ou des trains qui déraillent afin que Truman préfère le confort et la sécurité de son foyer. En gros Christof utilise la peur pour que Truman se confine de lui même. Et pendant longtemps, et c’est ça qui est intéressant, Truman est heureux et s’en contente très bien, jusqu’à ce qu’un projecteur tombe du ciel et l’amène à douter du monde qui l’entoure. Car ce que nous dit le film, c’est qu’on peut être heureux dans une prison, tant qu’on n’en voit pas les murs. 

Comme disait Sigourney Weaver dans Avatar : "Si vous nous pissez dessus, faites nous au moins croire qu’il pleut !"

C’est un thème que l’on retrouve également dans "Matrix" où Cypher, le personnage du traitre joué par Joe Pantoliano qui a beau avoir été libéré de la matrice, désire y retourner ! Car entre manger du gruau, habillé dans des fringues en toiles de jute sur une terre dévastée où on ne voit même plus le soleil et manger un bon steak dans la matrice... le choix est vite fait. 

La question que pose ces films, finalement, c’est de savoir si ces personnages peuvent continuer à être heureux enfermés, une fois qu’ils ont connu la vérité de l’extérieur. "Matrix", le "Truman Show", "Dark City" : ces films tiennent tout entier dans une seule phrase de Victor Hugo :

La liberté commence où l’ignorance finit.