Retour sur l'histoire du jeu vidéo de tous les excès, de sa création dans les salles d'arcades à nos consoles de salon. Qu'est-ce qui le différencie de ses concurrents directs dont “Street Fighter” ? La mythologie de ses personnages hauts en couleur ? Comment cette franchise a-t-elle su se réinventer ? Les polémiques ?

"Mortal Kombat", surnommé "MK" : série de jeux vidéo de combat développée depuis 1992
"Mortal Kombat", surnommé "MK" : série de jeux vidéo de combat développée depuis 1992 © Getty / AAron Ontiveroz/The Denver Post

En 2015, après la sortie du dixième opus de la série, Mortal Kombat avait été vendu à plus de 35 millions d’exemplaires ! Trente-cinq millions de foyer ont fait l’acquisition d’un jeu qui depuis sa création n’a cessé de faire polémique ! 

Alors que le premier Mortal Kombat est sorti en 1992 dans les salles d’arcade, 27 ans plus tard, le onzième opus est, pour le moment, le jeu vidéo console le plus vendu de l’année 2019 !

Véritable phénomène à côté duquel nombre de médias sont passés, tant Mortal Kombat est clivant, nous avons décidé de relever le défi dans Blockbuster en vous expliquant pourquoi il est aussi jouissif d’arracher la colonne vertébrale de son adversaire (pour de faux, bien entendu) depuis maintenant presque 30 ans ! 

La genèse de “Mortal Kombat”

Il s'agit d'un projet fantasmé par Ed Boon et John Tobias, employés de la société de développement de jeux vidéo Midway. Ils voulaient réinventer un jeu qu'ils avaient adoré : un jeu de karaté en deux dimensions. L'idée est alors de créer un jeu vidéo où on n'explore pas un univers, mais avec un ring où il faut se battre. Leurs employeurs chez Midway ne sont pas intéressés car ils considèrent qu'aucun jeu de combat n'a vraiment eu de succès... Mais quelque temps plus tard, c'est la sortie de Street Fighter II, un jeu de combat japonais au fort succès. Midway revient donc vers Ed Boon et John Tobias et leur donne un an pour développer leur jeu.

“Mortal Kombat”, un jeu parmi les plus polémiques

La violence est véritablement la marque de fabrique de ce jeu. Lorsqu'il sort en 1992, il est différent de Street Fighter par son réalisme, mais aussi par un côté très grand-guignolesque.

Comme si le corps humain contenait 30 litres de sang... afin de couvrir tout l'écran du joueur.

– Julien Rateau

La « fatalité » est aussi l'essence même de Mortal Kombat. Et la fatalité, qu'est-ce que c'est ? Imaginez un personnage qui est K.O., qui titube sur ses jambes... et on va le terminer, on va l'humilier par toute une série de prises, qui montre votre maîtrise du jeu... on va retirer la colonne vertébrale de son adversaire, lui retirer les membres, le congeler et finir par le découper en petits “apéricubes” !

Le jeu a tout d'abord été créé pour des bordes d'arcade, et quand il a été adapté pour les consoles, il y a eu des versions censurées. Par exemple, la société avait développé une console familiale, sur laquelle la version de Mortal Kombat était censurée, édulcorée, avec beaucoup moins de fatalité, du sang qui n'était pas rouge mais plutôt vert/jaune.

Le rapport à la violence était donc différent, ceci dit on retrouvait le côté absurde du jeu.

– Sima Fetami

Trente-cinq millions de jeux vendus

Certes, Mortal Kombat est véritablement le jeu de l'interdit, car c'est très violent, mais il y a également un côté très comique, avec des personnages bourrés, des personnages qui font n'importe quoi.

En fait “Mortal Kombat” vous donne à voir quelque chose de complètement fou, avec des personnages timbrés qui sont en train de se déchirer entre eux !

– Léonard Desbrières

Il y a également un côté très « comic book » dans l'histoire et dans le scénario de Mortal Kombat.

C'est un peu une sorte d'Avengers mais en beaucoup plus gore. Ils ont un canevas totalement vierge sur lequel ils peuvent faire intégrer les mécaniques qu'ils veulent, faire revenir les personnages qu'ils veulent.

– Vincent Jourdaa

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