Dans la nuit de mardi à mercredi dernier, certains d'entre nous étaient vert de peur et les os des dinosaures exposés au Jardin des Plantes en tremblent encore.

Le responsable? 2005 YU 55, c'est son petit nom, un astéroïde géant a frôlé notre planète bleue. Un bel objet céleste qui malgré son poids, sa taille et sa vitesse, a eu l'élégance de se faire discret et de nous épargner.

Une caresse cosmique qui me laisse rêveuse...normal, je pense à l'astéroïde qui est en train de nous foncer dessus!

Et là, nous n'avons pas à faire à un de ces gentils astéroïdes géocroiseurs. Non, mais à un astéroïde tueur, destructeur qui va nous exploser en pleine face. Un astéroïde qui porte le nom de "Crise" qui avait commencé à nous décoiffer en 2007, et qui revient bien décidé à nous ratiboiser .

Cette semaine le passage du géocroiseur à engendré plus de peur que de mal. Avec la crise, c'est l'inverse. On l'a sous-estimée bien qu'elle fut là depuis longtemps tapie dans l'ombre...attendant son heure...cachée sous le manteau des balivernes des politiciens. "La crise est derrière-nous...l'Euro et l'Europe ne sont pas en danger. Nous ne risquons rien!"... Ah Ah Ah!!

Et nous n'avons pas fini de rire jaune...Le communiqué de l'Agence de notation qui a annoncé trop tôt la perte du triple A de la France est un signe. Tout est déjà prêt! Ce n'est plus qu'une question de jours ou de semaines.

Petite parenthèse: on retrouve le triple A partout, même chez les astéroïdes géocroiseurs! Classés en trois sous-groupes, on appelle l'ensemble de ces géocroiseurs, Aten, Apollo et Amor, les AAA! Le principal astéroïde de chaque groupe ayant donné son nom.

C'est drôle non? Ce qui l'est moins c'est que l'on va se retrouver bientôt presque nu, avec un A en moins. Pas de chance car l'hiver 2011 risque d'être rude...(et pas que l'hiver!)

Il y a de quoi avoir les boyaux au court-bouillon...et on en viendrait presque à envier le destin d'une andouillette qui perdrait un "A" de son Label "5 A". Et oui, il lui en resterait quand même quatre ! Et quatre c'est toujours mieux que deux!

Dans son ode au cochon, Charles Monselet, auteur et chroniqueur gastronomique écrit au XIXe siècle.

"Dédaignons la mouillette

Et la côte au persil

Crépite sur le gril

O ma fine andouillette

Et ta peau si douillette

Court un grave danger"

D'accord Monsieur Monselet, mais c'est le destin d'une andouillette que d'être dévorer! On ne va pas pleurer sur son sort car elle est née pour ça, pour nous régaler...c'est vrai!

Mais nous humains, Français, Européens qu'allons nous devenir? Funeste est notre destin. Nous allons nous aussi faire partie du festin...mais du mauvais côté, du côté de la bête, de l'animal manger tout cru ou gémissant sur le grill. C'est nous qui finiront dans l'assiette...dans l'assiette des puissants, qui après nous avoir mis sur la paille, feront ripaille...les papilles agacées par le goût de notre sang!

Bon appétit à tous!

Les liens

Le site officiel de Manault Deva

L'équipe

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.