"La conscience vient au jour avec la révolte" à dit l'homme révolté qu'était Albert Camus...mais un peuple affaibli, fatigué, lavé, lessivé par des agents manipulateurs, par des années de dictature peut-il spontanément se protéger, se réguler et faire les bons choix?

Les révolutions sont de magnifiques improvisatrices souvent échevelées, c'est ce qui fait leur charme. Mais très vite, les mèches rebelles se disciplinent et la raie sur le coté redevient de rigueur, parfois même de fureur. Bien dégagé derrière les oreilles, sans un cheveu qui dépasse. Pour plus de sûreté, souvent on rase même à la mouton!

Ceux qui veulent vivre décoiffés les cheveux et l'esprit au vent de la libre pensée se brûlent au soleil noir de la pensée unique. Ils vont alors bronzer à l'ombre des barreaux rouillés.

Faraj Bayrakdar poète syrien a vécut quelques années, ni mort, ni vivant, dans un état intermédiaire, enfermé entre les murs d'une prison Syrienne, d'où il luttera avec ses seuls armes la poésie, afin de ne pas devenir néant. "Ne pas devenir néant" ce sont ces propres mots.

"Il y a de grandes flaques de sang sur le monde, où s'en va t'il tout ce sang répandu?Est-ce la terre qui le boit et qui se saoule?" a t'il écrit du fin fond de sa prison. La poésie selon Prévert est le plus joli surnom que l'on donne à la vie, mais là il est question de survie!

La poésie engagée est elle une utopie? Peut t'elle faire changer les choses ou bien est-ce seulement une brise caressante sur les ailes brisés de la liberté?

Rêver, rêver et planter ses rêves sur la terre de son pays. Des rêves de respect, de tolérance, de liberté, de fraternité...où le jasmin fleure bon et ne se fane jamais... mais avec un corps affaibli par une violente baisse de défenses immunitaires, un petit rhume de cerveau pourrait être fatal ...alors passer de la peste au choléra, vous pensez!

Un jour peut-être les hommes seront t'ils plus sages et les puissants moins fous! Mais l'Homme est ce qu'il est...un apprenti équilibriste qui marche sur le fil qu'il tisse lui-même. L'équilibre pour rester debout, digne comme un humain. Rien de plus, sans être un héro, ni un saint .Pour ensemble former un peuple vivant et respirant dans la paix.

La démocratie est un mot, une idée magnifique qui brille comme un astre dans le ciel de la servitude. Une illusion d'optique qui peut se matérialiser en réalité.

Mais il faut du temps, de la patience, de l'empathie, du courage collectif, du respect aussi...pour rétablir l'équilibre. Toujours ce foutu équilibre! Un mouvement mesuré car si l'un des deux plateaux de la balance s'élève trop haut et l'autre trop bas, c'est la chute!

Avant d'atteindre l'équilibre, il faut accepter un certain déséquilibre nécessaire pour notre avancement qui doit être que momentané. Un temps pour observer, comprendre, agir, remédier pour rééquilibrer les forces en présence...De la subtilité pas juste pour voir, mais pour voir juste à travers le prisme de la dialectique et non du dualisme.

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