En raison des circonstances exceptionnelles liées au Covid-19, Boomerang vous propose de redécouvrir certains de ses plus grands entretiens. Aujourd'hui, la chanteuse Nana Mouskouri, reçue en mai dernier par Augustin Trapenard, à l'occasion de son hommage à Michel Legrand.

Nana Mouskouri, janvier 2018
Nana Mouskouri, janvier 2018 © AFP / BRITTA PEDERSEN / DPA

À plus de 80 printemps, elle a tout connu : des disparitions et des larmes. Elle a aussi connu tous les bonheurs et les succès. En avril 2019, elle rendait hommage à son ami Michel Legrand dans un album de reprises et lors d’une série de concerts au Grand Rex. 

Nana Mouskouri était dans Boomerang. 

Le mot d'Augustin 

Je me souviens de la joie qu’on avait toutes et tous de la retrouver. Cinq ans plus tôt, quand l’émission s’était lancée, on l’avait reçue dans Boomerang en la présentant comme la personnalité grecque la plus connue après Platon, si bien qu’elle était devenue, sans autre forme de procès, notre invitée préférée. Inutile de vous dire que pour nos retrouvailles, on avait travaillé d’arrache-pied. On s’était plongé dans son histoire, ses rencontres, ses archives si nombreuses, au point de penser, naïvement, qu’on pourrait finir ses phrases. C’était mal connaître sa générosité, son sens de l’anecdote et les ressources insoupçonnées de son parcours. D’un souvenir d’après-guerre à un compliment de la Callas, d’une remarque sur le rap à sa rencontre avec Quincy Jones ou Michel Legrand, elle se promenait dans sa mémoire avec un sens du suspense pour le moins surprenant. Mais je me souviens que derrière la candeur et la malice de ses lunettes iconiques, ses yeux pleuraient tout le temps. C’était bouleversant

Programmation musicale

Nana Mouskouri - The windmills of your mind

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