Nommée dans la catégorie meilleur second rôle féminin, pour "Roubaix, une lumière" d’Arnaud Desplechin, elle assistait, vendredi dernier, à la 45ème cérémonie des César. Une cérémonie que l’on pourrait qualifier d’historique, dont elle a voulu venir nous parler. Sara Forestier est l'invitée d'Augustin Trapenard.

L’actrice française Sara Forestier pour "Roubaix, une Lumière" lors de la 72e édition du Festival de Cannes, mai 2019
L’actrice française Sara Forestier pour "Roubaix, une Lumière" lors de la 72e édition du Festival de Cannes, mai 2019 © AFP / CHRISTOPHE SIMON

César du meilleur espoir pour "L'esquive", de la meilleure actrice pour "Le nom des gens", elle était nommée, cette année, pour son rôle dans"Roubaix, une lumière" d'Arnaud Desplechin. Vendredi soir, elle était salle Pleyel pour assister à la grande messe du cinéma français. Une cérémonie placée sous le signe de l'insoumission et de l'avenir.

On parle de l'avenir du cinéma français avec Sara Forestier, invitée de Boomerang

Extraits de l'émission

"On aurait dû partir, quitter la salle par rangée. La question c’est : qu’est-ce qui va changer ? Par exemple, les assurances sont le nerf de la guerre : c’est l’agresseur qui doit porter la responsabilité juridique et financière."

"J’ai une amie qui s’est faite battre : son copain lui disait que c’était elle qui le rendait violent. Elle n’a pas porté plainte. Quand je me suis faite frapper par un mec, j’ai été faire des constatations de lésions à l’hôpital. C'est possible."

"J’ai d’abord été assez réticente au « male gaze » : je me disais qu’on ne peut pas réduire un réalisateur à deux mots. Mais en fait, il s'agit d’une vraie réflexion globale. Ne réduisons pas Kechiche à deux mots, car ses héroïnes sont des femmes fortes."

"J’essaye d’être libre à tout prix : c’est ce qui me motive. C’est difficile, ça coûte... Mais la chose la plus précieuse pour moi est de rester un électron libre."

"Ce qu’on attend des femmes au quotidien, on l’attend aussi des actrices. La beauté par exemple a longtemps été due pour une femme. J'ai toujours refusé cette injonction."

"Le droit fondamental, c’est l’intégrité physique et la protection, tout simplement. Parfois, on ne parle pas par honte, ou pour ne pas faire exister les choses… On ne met pas toujours la limite au bon endroit, parce qu’on n’en a pas la force."

"Après cette cérémonie des César, on a atteint un point de non-retour. Voilà ce que je pense."

Carte blanche

Pour sa carte blanche, Sara Forestier a choisi de lire un texte

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LESLEY GORE - You don't own me

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