Il est cinéaste et président de la Cinémathèque française. Depuis plus de cinquante ans, son œuvre d’envergure internationale, interroge les mécanismes implacables du pouvoir. "Va où il est impossible d’aller", son autobiographie, paraît demain aux éditions du Seuil. Costa-Gavras est l'invité d'Augustin Trapenard.

Costa Gavras à Huesca en 2017
Costa Gavras à Huesca en 2017 © AFP / ADELA MAC SWINEY / NOTIMEX

Né en Arcadie, dans une Grèce déchirée par l’Occupation et la guerre civile, le jeune Costa-Gavras n’aurait jamais pu imaginer nous emmener comme il le fait aujourd’hui là où il lui était impossible d’aller.

Il arrive à Paris en 1955, immigré sans argent. Son rêve : suivre des études. Au hasard des rencontres, il découvrira la Sorbonne, la Cinémathèque d’Henri Langlois, et deviendra rapidement, après avoir fait l’Idhec, l’assistant des plus grands : René Clair, René Clément, Jacques Demy, Henri Verneuil, Jean Becker, Jean Giono, le tout muni d’une carte de travail qui excluait tout assistanat de mise en scène.

Il passe à la réalisation avec un premier film coup de poing, Compartiments tueurs. Et enchaîne les succès internationaux avec Z, L’Aveu, Section spéciale, Music Box, Missing, Amen… Il est l’auteur de dix-huit films qui ont autant changé le cinéma que notre manière de voir le monde.

Ses Mémoires retracent sa jeunesse, sa vie d’« avant », et fourmillent de détails sur Hollywood, les acteurs, les tournages, comme sur le rôle majeur qu’il a joué à la Cinémathèque française. On y croise bien sûr des légendes, Luis Buñuel ou John Ford, des actrices et acteurs tels Romy Schneider, Jessica Lange, Jean Seberg, Jack Lemmon, Marlon Brando, John Travolta ou Dustin Hoffman. Mais plus encore, ce livre redonne vie à une magnifique famille de pensée dont il suffit d’évoquer les noms – Yves Montand, Simone Signoret, Jorge Semprún, Salvador Allende, Arthur et Lise London, Chris Marker, Romain Gary – pour faire comprendre que Costa-Gavras a été nourri des plus grands rêves de notre époque, comme de ses combats les plus rudes.

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Simon & Garfunkel, Homeward bound / Albin de la Simon, À midi on m’a dit

Carte blanche

Costa-Gavras a choisi la scène d'ouverture des Raisins de la colère de John Ford. 

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