Grand nom de la littérature jeunesse, ses sagas de "Tobie Lolness", "Vango" ou encore son "Livre de perle", ont été lus par des millions d’adolescents dans le monde entier. Timothée de Fombelle est l'invité d'Augustin Trapenard.

L'écrivain jeunesse Timothee de Fombelle en Italie en 2017
L'écrivain jeunesse Timothee de Fombelle en Italie en 2017 © AFP / LEONARDO CENDAMO/ Leemage

Alma, le vent se lève, premier volume de sa nouvelle trilogie a paru en juin dernier. Un roman d’aventure, avec pour toile de fond, la lutte pour l’abolition de l’esclavage. 

En plein Salon du livre et de la presse jeunesse de Seine Saint-Denis, à Montreuil, il est venu nous parler de transmission et d’écriture. Timothée de Fombelle est dans Boomerang

Carte blanche

Pour sa carte blanche Timothée de Fombelle a écrit un texte inédit. 

Extraits de l'entretien

"En écrivant, on fait du compost. On s’approprie le monde et tout ce qui s’y passe. Tout ça avec précaution mais avec un sens du risque aussi : car si on ne prend pas ce risque, on est cuits."

"Je m'attendais à l’accusation d’appropriation culturelle qu’on me fait quand je parle de l'esclavage. Mais je pense qu’il faut s’emparer d’autre chose que de sa propre vie. Et puis je ne m’en empare pas au nom des autres, je parle pour ma gueule !" 

"Dans le monde de l’édition, il y a une telle peur de cette matière inflammable qu’on ne va même pas se pencher dessus, au risque d’invisibiliser cette Histoire. Il n’y a que 4 témoignages écrits sur l’esclavage par ce biais-là, c’est du délire !"

"Le pouvoir de la fiction est immense, car c’est un pouvoir du détour. Le plus bel hommage que je pouvais faire à cette mémoire, c’est d’en revenir aussi, à partir des faits, au rôle de l’imaginaire…"

"On est lecteur avant d’être auteur, mais j’ai tout de suite senti que j’avais envie de rebondir sur les livres. J’ai voulu créer par-dessus. La littérature est une vie augmentée, plus grande et plus vaste…"

"Je me souviens de ma grand-mère qui m’a dit, en lisant mon livre : « que c’est dommage de donner ça aux enfants ». Mais c’est fini le temps où on laissait la poularde farcie aux adultes et les nouilles aux enfants dans la cuisine. On leur donne le meilleur !"

"Mon rêve est de m’adresser à celles et ceux qui ne lisent pas. Je cherche toujours à ne pas prêcher les convaincus. Je veux surprendre et embarquer les lecteurs par l’aventure."

"Je me sens exilé d’un territoire presque imaginaire, parce que je le recrée. Et ce territoire, c'est celui de l’enfance."

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OTIS REDDING – A change is gonna come

DAVID WALTERS - Manyé 

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