En raison des circonstances exceptionnelles liées au Covid19, Boomerang vous propose une rediffusion de ses plus beaux entretiens. Aujourd'hui, le roi du disco et de l'électro, Giorgio Moroder, reçu par Augustin Trapenard en mai 2019.

Giorgio Moroder en janvier 2017 à New York
Giorgio Moroder en janvier 2017 à New York © Getty / Mike Pont

Il est l’un des plus grands compositeurs et producteurs de ces cinquante dernières années. On lui doit "Love to love you" ou encore de "Hot Stuff" de Donna Summer, mais aussi la BO de "FlashDance", ou encore "Call me" de Blondie. Giorgio Moroder était dans Boomerang. 

Le mot d'Augustin 

Je me souviens que toute la régie l’appelait « Maestro ». Il était arrivé avec la modestie des plus grands, curieux, enthousiaste et délicieusement amusant. Il était arrivé avec son français teinté d’italien, s’excusant à l’avance des fautes qu’il prononcerait et me demandant illico presto de le corriger. Il était arrivé dans le studio avec sa valise d’histoires et de titres phares pour lesquels il avait mille anecdotes toutes plus folles les unes que les autres. Je me souviens d’avoir passé quelques-uns de ses grands titres - de la BO de « Midnight Express » à « Call Me » de Blondie, en passant par Irene Cara ou Donna Summer... et de l’avoir vu danser sur son fauteuil avec une joie contagieuse. On aurait dit un enfant. Il bougeait les épaules, mimait les basses qui avaient fait sa gloire, décortiquait chaque instrument qu’il avait utilisé pour le simple plaisir de faire danser les gens. Je me souviens qu’il prenait les hommages, les marques de respect ou la folle dissémination de son travail sur le son comme des simples clins d’œil amicaux. Il avait en réalité inventé la disco et pensé avant tout le monde ce que serait un jour la musique électro. Comment voulez- vous ne pas l’appeler « Maestro » ?

Programmation musicale

Donna Summer – Love to love you baby

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