À l'occasion de cette journée spéciale, Boomerang reçoit une grande icône du féminisme. Elle est sans doute l’une des voix les plus reconnaissables du 7e art. Bien qu'elle nous ait quitté il y a 20 ans, ses mots sont plus vivants et pertinents que jamais. Delphine Seyrig est l'invitée d'Augustin Trapenard.

Delphine Seyrig dans "L'année dernière à Marienbad", un film de 1961
Delphine Seyrig dans "L'année dernière à Marienbad", un film de 1961 © AFP / Keystone-France

Chez Alain Resnais, François Truffaut, Luis Bunuel, William Klein, mais aussi Marguerite Duras, Chantal Akerman ou encore Ulrike Ottinger, elle s'est illustrée comme l'une des plus grandes actrices de son temps. Mais c'est aussi par son engagement féministe et ses prises de position, qu'elle a marqué son époque. 

Pour cette émission particulière, l'équipe de Boomerang s'est plongée dans les mots de Delphine Seyrig, tantôt recueillis et compilés par  Jacques Chancel, Anne Sinclair, Claude Lanzmann, Pierre Dumayet, Carole Roussopoulos, Calisto McNulty ou encore Mady Tran.

Delphine Seyrig est l'invitée d'Augustin Trapenard. 

Extraits de l'émission

"Je suis complètement féministe, et je n'aime pas qu'on en sourie. C’est très difficile d’être féministe, on vous dit hystérique. Or, ce sont les gens qui ne nous considèrent pas comme égaux qui sont fous."

"Il y a une culture féminine et une culture masculine. Tout ce qui est art dans notre civilisation est le fait des hommes. On peut décider que les femmes sont inférieures : c’est une décision raciste."

"J’ai suivi le mouvement féministe après 1968, on peut le dire. En tant que femme, ça a été une immense révélation pour moi : j’ai compris cette rébellion que j’avais toujours sentie en tant qu’adolescente."

"Je pense que toutes les femmes sont féministes, mais il y en a qui en sont plus conscientes que d’autres. Moi, je ne pourrais pas vivre sans parler avec d’autres femmes, de moi, d’elles, et de toutes les autres."

"Si on est féministe et qu’on est actrice on cesse pratiquement de jouer dès lors qu’on ne veut jouer que des rôles qui donnent de la femme une image féministe, car ça n’existe pas, pas encore en tout cas."

"Il y a des millions de femmes en France, et on se demande si on doit nous donner notre liberté ? Notre liberté, nous la prenons tous les jours au risque de notre vie, les femmes se font avorter au risque de leur vie !"

"Je suis passée derrière la caméra, car je ne voulais plus interpréter les choses des autres, je voulais avoir ma propre expression, et traiter des sujets qui me semblent importants. Mais on a peur des femmes qui parlent."

"La beauté est une chose qui passe. On apprend aux femmes à compter dessus, puis à la jeter au bout d’un certain temps, parce qu’elle n’est plus égale à elle-même…"

Carte blanche

Pour sa carte blanche, Delphine Seyrig a choisi de lire un texte de Marguerite Duras sur La beauté

Programmation musicale

Delphine Seyrig - Conseils de la fée des Lilas

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