Elle est étoile de l'Opéra de Paris depuis 2013. Dès ce soir, elle fera sa rentrée sur les planches du Palais Garnier pour un hommage à Rudolf Noureev. Alice Renavand est l'invitée d'Augustin Trapenard.

Alice Renavand en février 2020 à l'Opéra
Alice Renavand en février 2020 à l'Opéra © Getty / Dominique Charriau

Nommée étoile en 2013 suite à sa prestation dans Le Parc d'Angelin Preljocaj, son parcours est celui de l'excellence. Elle nous fait danser, ce matin, dans les pas de Rudolf Noureev et de Pina Bausch, sur les envolées de Prokoviev, de Stravinsky et de Minkus. On parle de geste, de mouvement de corps et d'une institution confrontée à une crise sans précédent. Alice Renavand est dans Boomerang.  

Carte blanche

Pour sa carte blanche, Alice Renavand a choisi de nous faire découvrir le pas de deux de Cendrillon chorégraphié par Noureev, un extrait du Sacre du Printemps par Pina Bausch, ainsi qu'un passage du Don Quichotte de Noureev. 

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La carte blanche d'Alice Renavand

Par Boomerang

Extraits de l'entretien

"La contrainte, le cadre, la technique, sont des supports qui permettent de libérer énormément d’émotion, de catalyser une liberté."

"Les gestes barrières, comme vous l’imaginez, sont compliqués pour les danseurs. On transpire, on souffle, on a un métier de partage spontané. Revenir, ça vient après une longue incertitude, mais c'est un soulagement."

"Le corps est un outil, un matériau pour nous, danseurs. Son corps, on le découvre et on compose avec ses qualités et ses défauts. Quant au corps de l’autre, c’est un appui, un soutien, une nécessité."

"À 17 ans, j’ai pris 20 kilos, je me suis fait une carapace de poids. Mon propre corps m’échappait. J’étais encore adolescente, je n’avais rien vécu. Et puis Pina Bausch m’a choisie : elle a vu la beauté dans ma faiblesse."

Programmation musicale

  • ABBA - Dancing Queen
  • BENJAMIN BIOLAY - Comme une voiture volée
Les invités
L'équipe
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