Voilà bientôt dix ans qu’il promène sa mélancolie, ses octaves et son incroyable carrure sur scène et dans nos oreilles. Après quelques années de silence, il fait son grand retour avec "Eiskeller", son troisième album, qui parait aujourd’hui. Rover est l'invité d'Augustin Trapenard.

Rover le 21 avril 2021
Rover le 21 avril 2021 © AFP / STEPHANE DE SAKUTIN

Acclamé par la critique depuis la parution de son premier disque, il est l'un de nos musiciens les plus passionnants et mystérieux. Son troisième album "Eiskeller", né dans une ancienne cave à glace à Bruxelles, parait aujourd'hui. On parle de son, de profondeur, du Liban, mais aussi de composition avec Rover, dans Boomerang

Extraits de l'entretien

"J'aime les imperfections d'un son... C'est ce qui fait qu'un son tire le tiroir émotionnel, qu'il met en marche une zone particulière du cerveau. Ce sont les imperfections qui font qu'on ne se lasse pas des choses et des œuvres"

"J'ai un regard assez dur sur la manière dont la musique est enregistrée aujourd'hui. J'ai assez peu de tolérance pour les choses très lissées, très produites, très numérisées. Ca manque d'épaisseur, de secret."

"J'ai écrit et enregistré mon album dans les anciennes caves à glace de Bruxelles. J'étais seul face à mes instruments avec pour seul chauffage la musique. J'étais comme un artisan, j'ai poli ma musique jusqu'à arriver à une forme de perfection."

"Les Beatles devraient être remboursés par la sécu : ça fait du bien ! Peut-être que c'est parce qu'ils ne savaient pas ce qu'ils faisaient : il y a une forme d'insouciance et de hasard qui les rend intemporels. Et ils font ça avec 4 pistes ! "

"Sur le Unplegged de Nirvana, Cobain se plante sur le solo de The Man Who Sold The World. C'était au départ une imperfection technique, et c'est devenu maintenant un élément à part entière du solo ! "

"La première fois que j'ai entendu A Day in the Life des Beatles ça m'a glacé le sang. Ce son m'a marqué au fer rouge. J'avais 8 ans, et je ne comprenais pas comment on pouvait créer un tel raz-de-marée sonore"

"Je suis aimanté par l'isolement, j'ai une appétence pour les instants de solitude : ils remettent les compteurs à zéro, ils permettent de se nettoyer. Mais c'est toujours plus agréable quand on sait que ça va avoir une fin"

Carte blanche

Pour sa carte blanche, Rover a choisi de reprendre "I ve been loving you too long" d'Otis Redding

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  • ROVER – TO THIS TREE
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  • RoverAuteur compositeur interprète
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  • RoverTo this three2021
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