En raison des circonstances exceptionnelles liées au Covid-19, Boomerang vous propose de redécouvrir certains de ses plus grands entretiens. Aujourd'hui, dans le cadre d'une quinzaine consacrée au cinéma, le cinéaste américain Francis Ford Coppola, invité d'Augustin Trapenard en octobre dernier.

Francis Ford Coppola après avoir reçu "le Lumiere Award" lors de son hommage au 11e Festival de Cinéma Lumière, 18 octobre 2019, Lyon, France
Francis Ford Coppola après avoir reçu "le Lumiere Award" lors de son hommage au 11e Festival de Cinéma Lumière, 18 octobre 2019, Lyon, France © Getty / Stephane Cardinale - Corbis / Contributeur

Des films comme "Apocalypse Now", la trilogie du "Parrain" ou encore "Dracula" en ont fait l’un des cinéastes les plus iconiques de son temps. En octobre dernier, à Lyon, il recevait le 11e Prix Lumière, pour l’ensemble de sa carrière. Francis Ford Coppola était dans Boomerang. 

Le mot d'Augustin

Je me souviens que j’avais fait le trajet en voiture, dans la nuit, parti à trois heures et demie de Paris et arrivé vers neuf heures pétantes dans le hall de l’hôtel. On lui remettait à Lyon le Prix Lumière pour l’ensemble de sa carrière, et toute notre discussion avait justement porté sur la lumière. La lumière comme connaissance du monde, de soi, des autres. Parce que chez lui, le cinéma était d’abord un catalyseur de connaissance, depuis « Blanche Neige et les Sept Nains » quand il était petit jusqu’à sa trilogie du « Parrain », « Tetro », « Apocalyspe Now » ou « Dracula ». Sa vision de l’image, de l’écran et de la lumière, loin d’être figée, interrogeait sans cesse les changements de l’époque, les défis et les réponses que le cinéma pourrait proposer.  Et comme tous les plus grands créateurs que j’ai eu la chance de rencontrer, il se distinguait étrangement par son humilité. Je me souviens qu’il m’avait dit, à un moment, que contrairement aux grands cinéastes américains de sa génération, il n’était somme toute pas très doué. Il n’avait qu’une seule petite qualité, selon lui : celle de savoir deviner ce qui arriverait plus tard. Tu parles d’un art.

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