Étoile de l’Opéra de Paris depuis trois ans, il ne se contente pas de briller sur la scène de l’Opéra de Paris mais dans le monde entier, enchaînant répétitions, représentations, engagements et introspection. Il sera, en mai, dans "Mayerling" de Kenneth Mac Millan. Hugo Marchand est l'invité d'Augustin Trapenard.

Hugo Marchand en mars 2019
Hugo Marchand en mars 2019 © AFP / JOEL SAGET

Il est Étoile depuis trois ans et son physique hors norme en a fait l'une des étoiles les plus charismatiques de l'institution. 

Après avoir brillé dans Giselle, sur une chorégraphie de Jean Coralli et de Jules Perrot, puis au Japon dans Onéguine de John Cranko, on le retrouvera, en mai, dans Mayerling de Kenneth Mac Millan. 

Il s'engage par ailleurs auprès de l'association The What Dance can do project. 

On parle de corps, de dignité, de pédagogie, d'initiation et d'exploration avec Hugo Marchand, invité de Boomerang.   

Carte blanche

Pour sa carte blanche, Hugo Marchand a choisi de commenter le pas de deux de L'histoire de Manon de Kenneth Mac Millan, et celui de _Casse-Noisette_, dans la version de Noureev.

Extraits de l'émission

"La danse peut beaucoup de choses en ces temps de crise et de peur. Même si c’est compliqué, il faut aller dans les théâtres et voyager à travers les ballets."

"Danser, c’est apprendre à retrouver sa personne et sa dignité. Je donne des cours de danse à des exilés, je danse dans des hôpitaux pour les enfants. On est une nouvelle génération de danseurs et d’Étoiles, qui a envie d’être plus près des gens."

Le danseur fait un travail d’athlète au quotidien : on façonne son corps, on le pousse à bout. Mais la différence est la valeur artistique, émotionnelle : la danse est comme une thérapie de ses propres moments de vie."

"Mon corps n’était pas forcément fait pour la danse : trop grand, trop robuste. Avec un travail acharné, j'ai réussi à changer la forme de mon corps."

"Dans la danse, le corps de l’autre est un outil pour lier deux corps qui ne deviennent plus qu’un. C’est une fusion. J’irais même jusqu’à dire que danser, c’est au fond comme faire l’amour !"

"La subtilité d’une interprétation vient de la singularité des danseurs. C’est pour ça qu’il est beau de revenir à un personnage plus tard dans sa vie : on danse différemment en fonction de ce qu’on a vécu."

"Cette réforme des retraites nous impacte énormément : nous sommes allés à la retraite à 42 ans depuis très longtemps. Je suis assez inquiet de ce qui se passe, mais nous allons continuer à lutter."

Programmation musicale

  • Whitney Houston - I wanna dance with somebody
  • Angele / Katerine / Chilly Gonzales - Duo
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