Elle est de ces écrivains qui s'interrogent sur eux mêmes pour mieux s'adresser aux autres. Dans “Tous les hommes désirent naturellement savoir”, elle livre un récit de fierté et de honte. On parle du monde, de la place de l'écrivain et du pouvoir des mots avec Nina Bouraoui, invitée d'Augustin Trapenard.

Nina Bouraoui, sur le plateau d' "Esprits Libres"
Nina Bouraoui, sur le plateau d' "Esprits Libres" © Getty / Eric Fougere/VIP Images/Corbis

Elle est écrivain. Son dernier roman, le seizième, Tous les hommes désirent naturellement savoir, paru chez JC Lattès était l’un des plus forts de cette rentrée d’automne. Elle y racontait avec pudeur et précision l'histoire de son homosexualité. Nina Bouraoui  est l'invitée d'Augustin Trapenard.

Mes livres sont des oursins que l'on tient dans ses mains.

Grandir dans la marge, cela vous apprend l'école de la violence. J'étais violente contre moi-même dans ma jeunesse, puis l'écriture m'a sauvée.

La honte m'a accompagnée durant de nombreuses années. J'ai fait l'expérience de mon propre dégoût, de mon propre rejet et de ma propre homophobie.

Je ne crois pas aux livres-médicaments. L'écriture n'est pas une thérapie. En revanche, elle a une mission qui est de réparer les autres.

Je crois que nous ne connaissons pas ceux qui nous ont donné la vie, autant les réinventer.

Carte blanche

Pour sa carte blanche, Nina Bouraoui a écrit un texte inédit. 

Programmation musicale :

  • Bjork – "It's Oh ! So Quiet"
Les invités
Programmation musicale
L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.