Comédienne au naturel et au flegme sans égal, elle sera mercredi, à l’affiche, du nouveau film de Bruno Podalydès, « Les 2 Alfred ». Elle y campe une cadre sous pression, sur fond de « start up nation », de novlangue et d'innovations tous azimuts. Sandrine Kiberlain est l'invitée d'Augustin Trapenard.

Sandrine Kiberlain en août 2020 à Angoulême
Sandrine Kiberlain en août 2020 à Angoulême © Getty / Stephane Cardinale - Corbis

Elle est l'une des actrices françaises les plus populaires et audacieuses. Cinq ans après "Comme un avion", elle retrouve Bruno Podalydès pour "Les 2 Alfred", au cinéma le 16 juin. Elle joue le rôle d'une cadre surmenée qui dissimule un secret à son employeur. On parle d'injonctions, de passion, de clown, mais aussi d'héritage et de transmission, avec Sandrine Kiberlain, dans Boomerang. 

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Extraits de l'entretien

Sandrine Kiberlain : 

"Je suis une très mauvaise menteuse ! Contrairement à ce qu'on peut penser, être comédienne ne nous apprend pas à mentir : on va au plus sincère"

"Les 2 Alfred est un film qui raconte que si on peut refaire le monde, c'est en étant avec l'autre, sans avoir peur. Il raconte la force des rencontres, et la place nécessaire du rêve"

"La force d'une image de cinéma tient à rien ! C'est comme quand on tombe amoureux grâce à un simple regard, à un geste... Au cinéma l'émotion qui nous transperce tient souvent à des détails"

"Françoise Sagan me touche particulièrement...Sa parole bafouille, trébuche, mais c'est tellement intelligent ! C'est comme si sa pensée allait plus vite que ses mots. Elle n'a jamais eu peur de déplaire, de rester elle-même à n'importe quel prix"

"En faisant du théâtre, j'ai découvert ma vie qui commençait, j'ai compris qui je voulais être, ce que j'aimais, ce qui m'intéressait. Je me suis trouvée."

"Je suis passée derrière la caméra parce que je ressentais un besoin vital de m'exprimer autrement, de diriger l'affaire. Mais je ne me sentais légitime à le faire qu'en racontant ma propre histoire, celle de ma famille"

"J'étais très proche de ma grand-mère maternelle, elle me parlait yiddish et me disait que ce serait bientôt une langue morte. Je veux que les gens se souviennent, c'est pour ça que mon film se passe sous l'Occupation"

Carte blanche

Pour sa carte blanche, Sandrine Kiberlain lira un extrait de "L'amour après" de Marceline Loridan-Ivens. 

Programmation musicale

  • STEVIE WONDER - FREE
  • CLARA LUCIANI - LE RESTE
Les invités
Programmation musicale
L'équipe
Thèmes associés