Philosophe de la pensée féministe, observatrice avisée des évolutions de notre société, elle pointe, interroge et défait les fausses évidences depuis plus de quarante ans. Ce matin elle est venue pour répondre et poser des questions. Geneviève Fraisse est l'invitée d'Augustin Trapenard.

Geneviève Fraisse
Geneviève Fraisse © Radio France / (Capture d'écran)

Philosophe avant-gardiste, cela fait plus de 40 ans qu’elle interroge des sujets qui font aujourd’hui irruption dans le débat public. À travers son étude minutieuse de la différence entre les sexes, de l’égalité démocratique et des logiques d’émancipation féminine, sa pensée subversive et constamment en mouvement nous invite à penser le monde autrement. 

Service ou servitude, essai sur les femmes toutes mains vient de reparaitre en édition de poche. On parle de libération de l’écoute, de silence, des Murs Blancs, mais aussi de consentement et de Fanny Raoul, avec Geneviève Fraisse, invitée de Boomerang.

Carte blanche

Pour sa carte blanche, Geneviève Fraisse a choisi de lire un extrait du livre de Fanny Raoul "Opinion d’une femme sur les femmes".

Extraits de l'entretien

"Aujourd'hui, on a débouché les oreilles. On parle beaucoup de "libération de la parole", mais il s'agit surtout d'une histoire d'écoute."

"Une condition principale de la prise de parole, c'est l'indépendance économique. Virginia Woolf parle de "chambre à soi" mais ajoute "et 500 livres de rente". Il faut avoir les moyens de dire "je suis autonome".

"Le mot "consentement" est mauvais. Il porte en lui l'ambiguïté, car il peut être unilatéral ! Je pense qu'il faudrait lui préférer le mot "accord".

"Les loi changent les choses, mais sur certaines questions la loi est inefficace ! Ce n'est pas juste la volonté d'être incluses, c'est la volonté de dire "votre système déconne !"

Programmation musicale

Janis Joplin - Piece of my heart 

Les invités
L'équipe