En raison des circonstances exceptionnelles liées au Covid-19, Boomerang vous propose de redécouvrir certains de ses plus grands entretiens. Aujourd'hui, dans le cadre d'une quinzaine consacrée au cinéma, le réalisateur Brian De Palma, invité de Boomerang en décembre 2018.

Le réalisateur Brian de Palma à la Mostra de Venise en 2019
Le réalisateur Brian de Palma à la Mostra de Venise en 2019 © Getty / Marco Piraccini/Archivio Marco Piraccini/Mondadori Portfolio

On lui doit quelques uns de nos plus grands frissons de cinéma, de "Phantom of the Paradise" au "Dahlia Noir", en passant par "Carrie" ou "Scarface". En décembre 2018, il venait parler de son premier roman, "Les serpents sont ils nécessaires ?" avec Augustin Trapenard. Brian De Palma était dans Boomerang. 

Le mot d'Augustin 

Je me souviens qu’il n’était pas commode. Assis sur le canapé d’un hôtel parisien huppé, il avait fait défiler toute la matinée une dizaine de journalistes et à l’idée d’un entretien de plus de six minutes il se montrait saoulé ! Il fallait à chaque question le convaincre, l’intéresser, lui donner l’occasion de parler de son roman, mais surtout de son cinéma. J’avais choisi de commencer l’interview sur les manipulations de l’image aujourd’hui, et je me souviens que petit à petit, il s’était allé à une réflexion passionnante sur les valeurs de l’image, depuis celles de Fox News à celle du roman, en passant par celles du cinéma dont Godard disait qu’elle était vraie tout le temps. De temps en temps, il glissait des anecdotes sur ses films les plus iconiques : la scène de bal de « Carrie », John Travolta dans « Blow Out », le scénario de « Scarface », le thème de la corruption dans tous ces films et en particulier dans « Le Bûcher des vanités »... J’avais de mon côté toujours la même question en tête. Qu’est ce qui faisait pour lui la force d’une image de cinéma ? C’était la seule question que je voulais lui poser, et je me souviens qu’on était heureux, à la fin, quand on s’était rendu compte qu’il y avait répondu en profondeur tout au long de l’entretien.

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Bruce Springsteen, Dancing in the dark

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