Son film "Adolescentes", sorti en septembre dernier, a fait l’évènement lors de la 46ème cérémonie des César, avec non moins de trois récompenses : meilleur documentaire, huit ans après "Les invisibles", mais aussi meilleur montage et meilleur son. Sébastien Lifshitz est l'invité d'Augustin Trapenard.

Le cinéaste Sébastien Lifshitz
Le cinéaste Sébastien Lifshitz © AFP / Gérard Julien

Avec "Adolescentes", il a saisi comme personne le présent de deux jeunes filles, Anaïs et Emma, pendant cinq ans. Un film unique, ambitieux, hors norme, dans lequel il dresse un portrait de la jeunesse et de la France d'aujourd'hui. Son triomphe lors des derniers César est une reconnaissance de la place si singulière qu'il occupe dans le cinéma français. On parle de notre époque, du temps, de traces et d'amour. Sébastien Lifshitz est dans Boomerang. 

"Adolescentes" est actuellement diffusé sur C plus.

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"Petite fille" sera visible sur Netflix à partir de la mi-avril. 

Extraits 

"Ce qui me fait tenir, c'est les rencontres. J'ai l'impression que dans la rue, n'importe qui porte une histoire passionnante, et qu'un film serait possible avec tous les gens que je croise"

"Emma et Anaïs appartiennent à la génération des attentats. Ca les a marquées, profondément, dans leur construction. Mais c'est aussi la génération de l'angoisse écologique, et maintenant celle du covid."

"Ce que j'aime dans le documentaire, c'est utiliser une grammaire de fiction :l'affirmation du cadre, le choix de la focale,du diaphe,de la musique ...pour donner une présence décuplée aux gens que je filme, qui ont une vraie dimension romanesque"

"J'ai casté les filles quand elles avaient 12 ans, le film s'arrête quand elles en ont 18. C'est le récit d'une véritable métamorphose, pendant laquelle elles se sont décollées de leurs parents pour devenir des individus à part entière"

"J'ai l'impression que l'époque est tellement anxiogène qu'on ne fait plus assez confiance aux ados. Il y a une peur panique des parents de confronter leurs enfants à la douleur, aux échecs, aux faux pas, qui font aussi partie de l'apprentissage!"

"Tout parle au cinéma : un visage, un silence ... il n'y pas forcément besoin de discours. Filmer est pour moi très lié à l'acte d'aimer. J'aime profondément les gens que je filme."

Carte blanche

Pour sa carte blanche, Sébastien Lifshitz a choisi de lire un extrait de "Love me tender" de Constance Debré. 

Programmation musicale

  • AIR - Cherry Blossom Girl
  • RAPHAEL - Le train du soir
Les invités
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