Icône populaire des années 90, elle vous a tour à tour, donné la foi, attisé votre feu, jeté le "shame", tout en important des sonorités soul et R’n’B venues tout droit des États-Unis. "Résilience", son autobiographie, vient de paraitre. Ophélie Winter est l'invitée d'Augustin Trapenard.

Ophélie Winter en 2014 au théâtre du Renard
Ophélie Winter en 2014 au théâtre du Renard © Getty / Foc Kan / Contributeur

Dans Résilience, son autobiographie, elle met en lumière une vie partagée entre montées et descentes; crashs et fulgurances ; traque et rédemption. Un témoignage sans concession sur la violence de la machine médiatique, mais aussi sur les silences d'une vie. Ophélie Winter est dans Boomerang. 

Extraits de l'entretien

"Le succès m'a retiré toute vie intime. Je me souviens des années 1990, j'avais mal au ventre tous les dimanches soir parce que je savais que Voici sortait le lendemain, et allait encore raconter n'importe quoi sur moi..."

"On m'a bimboïsée. Je déteste ce mot, parce qu'il ne renvoie à rien de ce que je suis ! J'ai un tempérament de garçon manqué, et je déteste le monde de la jet-set. Donc il y a erreur sur le casting pour la bimbo..."

"J'étais considérée comme un baril de lessive. Dans les années 80, les producteurs faisaient des ''coups'' : en tant qu'artiste t'étais une marque, il fallait te vendre au maximum"

"Au cinéma, on ne m'a proposé que des rôles de petite poupée, alors que moi je rêvais d'un rôle à la Tomb Raider : je voulais mettre des high-kicks, me raser la tête, ramper dans la boue"

Le regard des autres est devenu une agression. J'ai toujours été un un loup, une sauvage, j'ai besoin de sortir de chez moi sans réfléchir, de courir. Je ne supporte pas que des gens me prennent en photo constamment

"J'ai commencé à chanter très jeune, en refaisant Whitney Houston. Et puis démocratiser le r'n'b était un vrai enjeu pour moi, d'autant que tout le monde me disait que ça ne marcherait jamais. Mais j'ai tenu bon"

"J'ai tout appris avec Prince, c'était mon mentor, il écoutait tout ce que je faisais. Il n'y a pas de gens bienveillants dans ce métier, sauf lui. Il a vu du potentiel en moi. Au delà de notre histoire, on a beaucoup travaillé ensemble"

"J'ai plutôt tendance à encaisser, et à avoir honte de pleurer toute seule. Mais maintenant que j'ai vraiment lâché prise, je n'ai plus honte. Je crois qu'il vaut mieux évacuer ça tout de suite de son système plutôt que de le garder"

A force de serrer les dents et de sourire, le corps fait un burn-out. Mais je me sens à ma place partout maintenant. je suis devenue une personne apaisée, je suis enfin heureuse.

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