Cette année, elle a reçu le grand prix de littérature de la Société des gens de lettres pour l’ensemble de son œuvre charnelle, incarnée et dense. "Histoire du fils", son treizième roman, saga familiale et picturale, est dans la sélection France Inter Le Point. Marie-Hélène Lafon est l'invitée d'Augustin Trapenard.

L'écrivaine Marie-Hélène Lafon en 2017 à Paris
L'écrivaine Marie-Hélène Lafon en 2017 à Paris © AFP / JOEL SAGET

Son écriture est enracinée dans son Cantal natal. Ses histoires sont celles de destins empêchés et émancipés. Sa voix est celle de la passion. Distinguée par la Société des gens de Lettres, son nouveau roman Histoire du fils (Buchet Chastel), en plus de figurer dans la sélection France Inter Le Point, est en lice pour les prix Renaudot et Femina. Marie-Hélène Lafon est dans Boomerang. 

Carte blanche

Pour sa carte blanche, Marie-Hélène Lafon a écrit un texte inédit. 

Extraits de l'émission

"La terre, c’est d’abord une odeur pour moi. Mon pays perdu, éperdu, pays premier que chacun porte en soi, c’est le Cantal. Peut-être qu’on y est d’autant plus attachés qu’il nous est arraché… J’aime à faire rimer les deux mots !"

"Je ne viens pas impunément de là… En ce qui me concerne, quitter et écrire ne se séparent pas. Et écrire, quand on a quitté, c’est parler du lieu d’où l’on vient : il y a là une forme de fidélité."

"Écrire, c’est transgresser un interdit quand on vient d’où je viens. Là-bas, la langue ne sert pas à ça : on parle des autres, du travail, mais pas de soi. Or, écrire c’est pourtant planter le couteau dans les plaies familiales et intimes…"

"Nos vies sont faites de traces et de silences. Et je pense qu’il ne faut pas crever les bulles de ces silences. Il n’y aurait pas de littérature sans silence, sans absence, sans marge."

"L’héritage, c’est une mémoire qui nous dépasse et qui nous traverse. La famille est le creuset fondamental de toutes les histoires. On n’existe pas hors d’une nébuleuse familiale. Il n’y a que ça, je crois."

"Toute phrase se respire, se danse à voix haute. Le verbe s’est fait chair. J’ai un rapport vertigineusement sensuel à la langue. Je définirais l'écrivain comme un aventurier du verbe..."

Programmation musicale

  • JEAN FERRAT – C’est beau la vie
  • LONDON GRAMMAR – Baby it’s you
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