Philosophe, historien de l'art, écrivain, il sonde les silences, la fragilité et la puissance des images. Dans "Eparses", son nouveau livre, il pose son regard sur des archives méconnues du ghetto de Varsovie. Images miraculeusement exhumées des ruines. Georges Didi-Huberman est l'invité d'Augustin Trapenard.

Georges Didi-Huberman en 2008
Georges Didi-Huberman en 2008 © Getty / Leonardo Cendamo

Depuis toujours, il interroge les images, la mémoire, l'indicible et l'invisible. Dans "Eparses", il nous invite à regarder l'histoire du ghetto de Varsovie autrement, par le prisme de textes et d'images, qui constituent les traces d'un désir de survie face au désastre. 

On parle de ruine, de la Syrie, de larmes, d'imagination, de dissémination, d'images avec Georges Didi-Huberman.  

Extraits de l'émission

"Les ruines nous donnent à voir des fragments, mais aussi des émotions et des images. Elles incarnent une esthétique de la mémoire. On ne peut pas faire d’histoire sans tenir compte de cette sensibilité."

"En Syrie, on voit des villes entières réduites à l’état de gravats, comme on a vu les nazis détruire entièrement le ghetto de Varsovie."

"Ce livre est un voyage dans les archives clandestines du ghetto de Varsovie. C’est terrible à dire, mais c’est un trésor de souffrance."

"L’archéologie ne nous interroge pas que sur le passé, mais aussi sur nos désirs présents. Il faut rappeler que le ghetto de Varsovie s’est soulevé avec presque rien : cela nous apprend quelque chose de l’ordre de la dignité".

"Disséminer c’est casser en tout petits morceaux, répartir un peu n’importe où. Mais c’est aussi le geste du semeur qui laisse des traces. La capacité de destruction des salopards a des failles : il y a toujours quelque chose qui reste."

"On m’a très peu raconté l’histoire de ma famille dans les camps, ou alors avec la gorge nouée. Ce silence m’a sans doute poussé à regarder."

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