Elle est une incarnation vivante du punk. Visage iconique du groupe Blondie, dans "Face it", son autobiographie, elle affronte ses démons, ses folies et ses passions. Debbie Harry est l'invitée d'Augustin Trapenard.

La chanteuse et actrice américaine Debbie Harry à la remise des Music Awards à Beverly Hills en 2019
La chanteuse et actrice américaine Debbie Harry à la remise des Music Awards à Beverly Hills en 2019 © Getty / Jon Kopaloff

Adoptée au lendemain de la seconde guerre mondiale, elle a grandi dans l'Amérique des années cinquante, vécu le New York des années soixante-dix, et donné le ton des années quatre-vingt. Son groupe, Blondie, a marqué l'histoire de la musique. Dans "Face It", elle revient sur un passé de transgression, de liberté et de création. Debbie Harry est dans Boomerang.

La traduction simultanée est assurée par Eve Dayre. 

Extraits de l'émission 

"Je crois qu’être punk, c’est différent pour chacun. Mais, pour moi, c’est une attitude, c’est se revendiquer d’une contre-culture, et refuser d’être docile ! Oui, on aura toujours besoin d’un regard critique…"

"Je n’aime pas vivre dans le regret du passé. Il m’arrive de regretter des personnes ou des possibilités, bien sûr, mais je ne me dis pas que tout était mieux avant : c’est autodestructeur, il faut garder un esprit créatif."

"J’ai plusieurs fois échappé à la mort… Ce n’était sans doute pas mon heure. En tout cas, ce fut pédagogique ! J’ai vu partir tant de mes contemporains… Je me dis que j’ai la chance d’être encore en vie et créative." 

"Je viens d’un milieu familial traditionnel, conservateur. Ma vie ne me destinait pas à courir le monde. J’aurais dû être mère de famille, dans une petite ville tranquille : pour moi, ça a été comme une merveilleuse explosion." 

"J’étais très anxieuse pour les élections, évidemment. Je crois qu’on s’en remet tous petit à petit. Aujourd’hui, oui, j’ai bon espoir pour l'avenir des États-Unis." 

"La musique doit correspondre à votre expression personnelle : il faut établir un lien intime entre vos sentiments et la forme musicale. C’est ça qui va résonner chez les gens, les émouvoir : car, en musique, il n’y a que l’émotion qui compte." 

"J’étais dévastée à la mort d’Andy Warhol : la scène new-yorkaise, le milieu de l’art, tout a changé après lui. C’était une référence : si Andy venait voir un spectacle, tout le monde le remarquait…" 

"Je me suis affirmée à travers un personnage, puis mon propre personnage est apparu. Je crois que c’est un processus d’apprentissage, de formation, un peu à la manière de l'Actors Studio en cinéma."

Programmation musicale

  • BLONDIE - Heart of Glass
  • BLONDIE - Rapture 
Les invités
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