Révélé par le film "Hippocrate", il n’a depuis jamais cessé de saisir la réalité du milieu médical et hospitalier. "Le serment", son premier livre, sort après-demain. Il y raconte son retour à la médecine, après quinze ans d’inactivité, au début de la pandémie. Thomas Lilti est l'invité de Boomerang.

Thomas Lilti en août 2018 à Angoulême
Thomas Lilti en août 2018 à Angoulême © AFP / Yohan BONNET

Après la trilogie "Hippocrate", "Médecin de campagne" et "Première année", il publie son premier livre. Le serment, en librairie après-demain, c’est un témoignage sur la fragilité de notre système de santé, un hommage au courage des soignants, mais aussi une exploration des origines d’une vocation : prendre soin des autres. Thomas Lilti est l'invité de Boomerang

Un bon médecin n'est pas blindé, il n'est pas hermétique à la douleur des autres.

Extraits de l'entretien

"En renfilant la blouse, j'ai vu le délitement de l'hôpital. L'hôpital s'est abîmé, il y a un gros déficit de personnel. L'hôpital français est en souffrance. C'est une banalité de le dire, mais c'est une réalité"

"La pratique du soin est un échange, ça demande du temps. Or on est dans une société d'efficacité, et de rentabilité, même dans le domaine de la santé. C'est incompatible !"

"Un bon médecin, c'est celui qui est dans l'écoute, dans l'échange, et qui doute. Je crois aussi qu'un bon médecin n'est pas blindé, il n'est pas hermétique à la douleur des autres"

"Comme un médecin, j'ai le goût du travail en équipe et je doute en permanence. Géraldine Nakache m'a dit un jour ''tu tournes comme un médecin parce qu'on repart le soir avec un diagnostic et une ordonnance""

"Ce qui fait une bonne histoire, c'est son humanité. Et aussi le lien intime entre celui qui la raconte et les personnages"

"Je doute beaucoup, j'ai du mal à me sentir légitime en tant que cinéaste comme en tant qu'ancien médecin… mon récent retour à l'hôpital m'a aidé."

"Prendre soin des autres, c'est prendre du temps pour les écouter, dans le soin, il y a un échange, le médecin reçoit autant qu'il donne."

"Dès mes premières années de médecine j'ai trouvé qu'il y avait quelque chose d'anormal… j'ai toujours eu un pas de côté, je filmais déjà sans le savoir."

"La fermeture des cinémas nous rend très malheureux, on a le sentiment d'une injustice, nous les artistes. L'art est au cœur de nos vies et on ne se sent pas aidés pour continuer."

"Je dois mon envie de devenir cinéaste à Charlie Chaplin et à la Nouvelle Vague, ils m'ont fait comprendre le travail de la mise en scène"

Carte blanche

Pour sa carte blanche, Thomas Lilti a écrit un texte inédit. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Programmation musicale

  • DOC GYNECO - Viens voir le docteur 
  • THE AVALANCHES / MGMT / JOHNNY MAAR – The divine chord
Les invités
Programmation musicale
L'équipe