En raison des circonstances exceptionnelles liées au Covid 19, Boomerang vous propose de redécouvrir certains de ses plus grands entretiens. Jour 4, voici la philosophe et psychanalyste, Cynthia Fleury, pour parler de soin, de catastrophe et d'humanisme.

La philisophe Cynthia Fleury
La philisophe Cynthia Fleury © Getty / LIONEL BONAVENTURE

Philosophe, psychanalyste et chercheuse, sa curiosité en fait l'une des observatrices les plus pertinentes de notre époque et des grandes questions qui la traversent. Cynthia Fleury était l'invitée de Boomerang.

On parlait d'immédiateté, de réaction, détérioration du débat public, d'individu, d'individualisme, de catastrophe et d'humanisme.

Le mot d'Augustin 

Je me souviens de la vitesse de sa pensée. De cette façon qu’elle avait, non pas de réagir, mais toujours de se remettre en question, d’élargir ses idées, d’ouvrir la réflexion. Je me souviens, aussi, que chacune de ses réponses était tournée vers l’autre - alors même que je tentais de lui faire dire quelque chose d’elle-même. Et au fur et à mesure de la discussion, je m’étais dit que toute sa pensée était précisément dans ce mouvement, dans cette tension vers les autres, vers le collectif, vers l’humain. Que l’on évoque la dégradation du débat public, de l’environnement de la santé ou du soin. Je me souviens, enfin, qu’elle était arrivée dans le studio avec un texte dont je ne savais rien. Un texte sur ce que c’est que d’être « désenfanté », d’avoir perdu un enfant ou de ne pas en avoir. Elle disait à ces femmes, à ces mères privées de leur être le plus cher : « Nous avons besoin de vous ». Et c’est aussi ce que je voulais lui dire, je me souviens, à la fin de l’entretien, même si je ne lui ai pas dit : "Nous avons besoin de vous. Merci."

Carte blanche 

Pour sa carte blanche, Cynthia Fleury a écrit un texte inédit.

La musique

Nina Simone – Lilac Wine

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