Chanteuse, muscienne et bête de scène, elle a fait ses armes au Bataclan il y a quinze ans en premières parties d'Alain Souchon et de Maxime Leforestier. Cinq albums plus tard et après des centaines de concerts dans le monde entier, l'ancienne "jeune fille aux cheveux blancs" est devenue l'une des figures les plus emblématiques de la scène musicale hexagonale. Aujourd'hui, dans Boomerang, elle vient faire célébrer la musique. Camille est l'invitée d'Augustin Trapenard.

Camille lira un extrait de Lettre à la République, d'Hervé Dalmais, son père (Le Grand Souffle, 2007).

Mon Amour, mon Orient, ma République. Ne voilà aucune hâblerie. Je n’ai pas mal par hasard. Je ne sais où mon pas vrillant me mène, mais je sais à mon corps défendant que souffre le grand corps de mon pays à l’unisson, France de rondeur et de cœur, France de belle mie et de rouge méditée, France des accolades, bouches qui se cherchent, France de toutes les danses. Toute femme aimée ici m’a appris la France, m’a nommé en son sein, et nos baisers s’écrivent en français, langue de colère, de concision et d’amour, langue de l’exactitude et des sentiments. Louise Labé, Louise Michel, et vous toutes, femmes glorieuses dressées en votre invraisemblable beauté d’être contre la veulerie, alors oui, je vous convoque humblement, combattantes et bagarreuses du droit, amantes libres, c’est vous que j’embrasse quand je chante le Chant des Partisans, l’Internationale, ces airs de l’ancien temps. La résistance est une femme, la France est une femme, la République est une femme, l’insurrection est une femme. J’ai pour vous une passion d’affiche rouge. J’aurai toujours, pour les femmes et pour la France, les yeux de Manouchian

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