Il est écrivain, lauréat, il y a deux ans du Prix Médicis pour "Tiens ferme ta couronne". Dans "La solitude, Caravage", il se penche sur le lien intime qui l’unit au peintre italien du 16ème siècle, pour mieux proposer une réflexion sur la création et le sacré. Yannick Haenel est l'invité d'Augustin Trapenard.

Yannick Haenel, écrivain, à Paris,  le 13 septembre 2017
Yannick Haenel, écrivain, à Paris, le 13 septembre 2017 © AFP / Joël SAGET

À milles lieues d'une énième biographie, "La solitude Caravage" (Fayard), en librairie aujourd'hui, propose autant une exploration de l'intimité de son auteur, qu'une réflexion sur le geste créateur et sur le langage. On parle anarchie, mysticisme, désir, peinture et Delphine Seyrig, avec Yannick Haenel, invité de Boomerang. 

La mémoire ne nous alourdit pas. L'épaississement de la sensibilité contemporaine va avec la perte de la mémoire. 

Ce que je trouve beau c'est le moment où tout chavire, c'est le moment où le vertige me remplace, je ne suis plus là pour contrôler quoi que ce soit, c'est l'ivresse ...

Penser à une femme, c'est écrire. J'associe l'écriture à quelque chose de féminin, quelque chose que je n'ai pas, rencontrer une jouissance qui n'est pas la mienne. J'ai toujours eu une femme dans ma tête pour le dire comme Freud !

Je pense que le feu est calme. En chacun de nous, il y a quelque chose d'indomptable. Duras dirait quelque chose d’irréductible, ce point où la société n'a plus prise sur nous...

Carte blanche

Pour sa carte blanche, Yannick Haenel dévoile une page inédite de "La solitude Caravage"

Programmation musicale 

Norah Jones – Painter song

Clara Luciani - Nue

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