En raison des circonstances exceptionnelles liées au Covid 19, Boomerang vous propose de redécouvrir certains de ses plus grands entretiens. Aujourd'hui, le rappeur le plus cash de l'histoire du rap français, Booba, interviewé par Augustin Trapenard en juin 2019.

Booba
Booba © Getty

Duc de Boulogne pour les uns, B2OBA pour d'autres, il est sans conteste le rappeur le plus établi, influent et controversé aujourd'hui en France. En juin dernier, il électrisait la scène du festival We Love Green, avant un été de festival. On parlait de rime, de poète maudit, de Sénégal et de chanson française avec Booba, invité de Boomerang

Le mot d'Augustin

Je me souviens de la toute petite pièce dans laquelle on avait enregistré l’émission, un genre de débarras au sous-sol de ses bureaux parisiens - si bien qu’on était coincé tous les deux dans une poignée de mètres carrés avec notre preneur de son calé entre deux cartons. Il était tout de suite moins impressionnant, et je me souviens d’ailleurs de son extrême simplicité et de sa générosité. On avait surtout parlé de travail, parce que toute sa trajectoire avait quelque chose à voir avec l’écriture, l’apprentissage de sons et d’instrumentations toujours plus éclectiques, l’acte de création. Et la question n’était pas tant de savoir pourquoi ce travail était nimbé de soufre ou de scandale, mais de décrypter ce qui avait fait de lui, qu’on le veuille ou non, l’un des plus grands directeurs artistiques de la musique d’aujourd’hui. Et si ce parcours avait quelque chose à voir avec des rancœurs et des revendications intimes ou collectives, il était aussi le fruit d’une immense curiosité et d’un travail acharné. Je me souviens qu’au tout début de l’entretien, je lui avais demandé ce qui le caractérisait le mieux. Il m’avait parlé de son intensité. 

Programmation musicale

Booba - Arc en ciel

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