Directrice de recherche honoraire au CNRS, ses travaux précurseurs sur la mémoire de la Shoah ont fait d’elle l’une de nos grandes historiennes."Mes années chinoises", son nouveau livre, sort après-demain. Le récit d'une expérience entre espoirs et désillusions. Annette Wieviorka est l'invitée d'Augustin Trapenard.

Annette Wieviorka
Annette Wieviorka © Getty

Dans Mes années chinoises, réécriture d’un livre paru il y a quarante ans, et en librairie après-demain, elle revient sur son passé de militante maoïste et sur un séjour de deux ans dans la Chine du milieu des années soixante-dix. Une expérience initiatique, formatrice et qui a forgé l'historienne qu'elle est devenue.  Entre espoirs, désillusions et interrogations. Annette Wievorka est dans Boomerang

Extraits de l'entretien 

"Je crois que gauchiste est devenu un terme qui ne veut pas dire grand chose, sauf pour ceux qui n'ont pas abandonné le rêve de révolution, ou au moins de faire changer les choses"

"Ce que j'ai d'abord refusé de voir en Chine, dans les années 1970, c'est la distorsion entre le rêve et le réel. Je m'en suis beaucoup voulu : en faisant la propagande du régime de Mao, j'étais complice"

"En tant qu'historien, on travaille sur des faits, qui existent. Ensuite, vient la mise en récit, pour donner une intelligibilité à ces faits. C'est dans ce récit qu'il peut y avoir des divergences."

"L'histoire est une méthode qui permet d'établir des faits, qui ne sont pas négociables. Écrire l'histoire n'est pas le monopole des historiens, mais les historiens ont ce rapport très spécifique à la vérité."

Carte blanche

Pour sa carte blanche, Annette Wieviorka a écrit un texte inédit. 

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