Il est auteur de BD et de la Suisse au Japon en passant par l'Himalaya et le Tibet, il nous fait parcourir le monde depuis plus de quarante ans. Lauréat du Grand Prix du Festival d'Angoulême l'an passé, il en est cette année le président. Cosey est l'invité d'Augustin Trapenard.

Cosey à la remise de son Grand Prix en janvier 2017 à Angoulême
Cosey à la remise de son Grand Prix en janvier 2017 à Angoulême © AFP / Yohan BONNET

Une grande rétrospective de l'oeuvre de Cosey sera présentée sous le titre  Cosey  : une quête de l'épure à partir du 25 janvier. 

"C’est sous l’influence décisive de Derib, créateur de Yakari rencontré en 1969, que Bernard Cosendai fait ses premiers pas et voit la possibilité de réaliser son rêve d’enfant : raconter en dessinant. En 1975, sollicité par la nouvelle direction de l’hebdomadaire Tintin, le jeune auteur entame ce qui sera sa série phare : Jonathan. Son héros est un nouveau type d’aventurier dans la bande dessinée : c’est un descendant de la beat generation littéraire, un voyageur attentif qui préfère l’art et les livres aux armes, un esprit en quête de sa place dans le monde… Un alter ego fantasmé de Cosey lui-même.

Pendant près de 30 ans, Jonathan parcourt ainsi l’Himalaya (Inde, Népal et Tibet), mais aussi les États-Unis, la Birmanie et le Japon. Jamais dans la bande dessinée européenne la métaphore de la trace n’aura eu autant de force évocatrice que dans l’œuvre de Cosey. Des traces de la plume et du pinceau à celles que les personnages laissent dans les paysages qu’ils traversent, l’auteur questionne le rapport à la mémoire et à l’oubli. Ce sont en effet bien souvent des indices de leur passé énigmatique que recherchent les êtres insatisfaits qu’il anime.

Dans cette œuvre spirituelle, la montagne, point de rencontre du ciel et de la terre, est à la fois le centre et le sommet

La quête de l’épure et l’influence de la philosophie orientale culminent dans Le Bouddha d’Azur, publié en 2005 chez Dupuis, dans lequel Cosey retourne au Tibet avec l’expérience que seuls fournissent de nombreux voyages de repérages. Le goût immodéré pour l’ornement et les formes mystérieuses des typographies étrangères conduit parfois l’auteur aux frontières de l’abstraction, comme le confirme Calypso, son dernier album paru en 2017 aux éditions Futuropolis, où il fait preuve d’une grande maturité esthétique.

Souvent associé au Tibet et à l’Extrême-Orient, Cosey se nourrit également de l’imaginaire américain, notamment cinématographique, qui trouve une forte résonance dans ses livres publiés chez Dupuis dans la collection « Aire Libre ». Entre ces deux pôles, Cosey a réalisé au début des années 1980, avec À la recherche de Peter Pan (Le Lombard), un chef-d’œuvre centré sur sa Suisse natale et les Alpes valaisannes dans les années 1920. Mélomane perméable à la nostalgie, Cosey fut par ailleurs le premier à associer une bande son à une bande dessinée en conseillant l’écoute de certains disques durant la lecture de ses albums. Dans tous ses livres, la musique et les sons jouent en effet un rôle important.

La rétrospective consacrée à Cosey dévoilera au public plus d’une centaine d’originaux et de documents exceptionnels qui retracent la singularité de l’œuvre d’un grand auteur voyageur."

(site du Festival d'Angoulême

Retrouvez la programmation du Festival d'Angoulême en cliquant ici.  

Carte blanche

Pour sa carte blanche, Cosey a choisi de décrire une planche de l'album Les cousins Dalton de Morris et Gosciny. 

Programmation musicale

Eric Clapton, I shot the sheriff / Christine & The Queens, Amazoniaque 

La leçon de dessin de Cosey sur son dernier album

Comment j'ai dessiné Calypso : 

LIRE I Une mystérieuse mélodie de Cosey, un Mickey classique et beau

Les invités
Programmation musicale
  • Eric CLAPTON

    I shot the sheriff

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