Égérie du nouveau cinéma allemand au tournant des années 70, elle a brillé chez Fassbinder, Margarethe Von Trotta, Volkor Schlöndorff ou encore Lars Von Trier. Elle est nommée pour le César de la meilleure actrice pour son rôle dans "Deux".

Barbara Sukowa à Berlin en janvier 2020
Barbara Sukowa à Berlin en janvier 2020 © AFP / JENS KALAENE / dpa-Zentralbild / dpa Picture-Alliance

Comédienne audacieuse, récompensée en 1986 par un prix d'interprétation à Cannes pour son rôle de Rosa Luxembourg dans le film de Margarethe Von Trotta, elle est considérée Outre-Rhin comme la "Meryl Streep allemande". Dans "Deux", romance lesbienne de Filippo Meneghetti, nommé dans trois catégories aux César dont celle du meilleur premier film, elle joue le rôle d'une femme prête à tout pour retrouver celle qu'elle aime. On parle de passion, de présent, de fantômes et de voix, avec Barbara Sukowa

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Extraits de l'entretien

"Quand j'étais jeune, je pensais que le cinéma pouvait transformer le monde. Mais aujourd'hui, je ne sais pas si c'est possible... Je n'ai plus la conviction que le cinéma peut faire une révolution politique et sociale"

"Etre courageux, ce n'est pas ne pas avoir peur du tout. Seuls les gens qui ont peur peuvent être courageux. Même après tout ce temps, j'ai toujours peur quand je commence un nouveau rôle... "

"Rainer Werner Fassbinder avait une vision très claire de la chorégraphie qu'il veut sur le plateau. Sur Lola par exemple, il faisait rarement plus d'une prise. Il parlait peu, mais quand il parlait c'était clair" 

"Après la guerre, l'activité de la reconstruction en Allemagne ne permettait pas aux gens de penser, et de réfléchir à ce qu'il s'était passé pendant la guerre. Ma génération est la première à avoir demandé des réponses"

"En Allemagne dans les années 1970, on pouvait expérimenter au théâtre parce que c'était subventionné ! Donc les auteurs et metteurs en scène avaient moins peur de créer, et d'avoir un mauvais accueil du public, puisque c'était payé"

"Pour le film Deux, Filippo Meneghetti voulait voir les rides, la vie dans les visages. C'est un choix courageux, et il a d'ailleurs eu beaucoup de mal à obtenir des financements".

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