Deux ans après "Okja", il revient sur la croisette avec "Parasite", en compétition – notre Palme d’or ! Un film aux airs de comédie familiale et de satire politique qui finit par virer à l'horreur : du très grand spectacle ! Verdict samedi soir ! Bong Joon-ho est l'invité d'Augustin Trapenard.

Le réalisateur sud-coréen Bong Joon-Ho
Le réalisateur sud-coréen Bong Joon-Ho © AFP / Sébastien BERDA / AFP

[ Mise à jour le 10 février : moment historique aux Oscars 2020 : c'est la première fois qu'un film en langue étrangère remporte la récompense la plus convoitée des Oscars. Le film remporte également les oscars du meilleur réalisateur, meilleur film, meilleur film en langue étrangère et meilleur scénario original ]

Le réalisateur coréen Bong Joon-ho

On le considère comme l'un des maitres du cinéma sud coréen. On lui doit Memories of Murder, The Host, Mother ou encore Le transperceneige et Okja.

Son dernier film Parasite, en compétition, pourrait bien remporter La Palme d'Or samedi soir. 

Dans Parasite, il nous parle d'une société sud-coréenne aux deux visages et navigue entre la comédie familiale et le cinéma d'horreur.  

On parle de refoulé, de pauvreté, de cinéma coréen, de plans et de cadres,  d'Henri-George Clouzot et de grand spectacle, avec Bong Joon-ho, invité d'Augustin Trapenard. 

Extraits de l'émission

"Nos sociétés refoulent la pauvreté. Le creusement des inégalités est lié au capitalisme"

"La violence en tant que telle n’est pas ma tasse de thé" 

"Mon goût pour la démesure provient de mon obsession de faire quelque chose que les gens ne font pas"

"La société coréenne est une société dans laquelle beaucoup de choses se passent de manière extrême." 

"La séparation de la Corée est un traumatisme collectif"

"Quand j’ai découvert le cinéma c’est vite allé au-delà d’une obsession"

"Je ne crois pas qu'un film doit changer la société. Moi, je pense que l'on doit aussi conserver la beauté cinématographique d'un film. Dans Parasite, notamment, c'est justement la réalité qui nous entoure".

"Le salaire de la peur reste un traumatisme pour moi… La scène de la jambe mutilée est ancrée dans ma mémoire." 

"Mon gourou c’est Hitchcock "

_"_Une bonne image est quelque chose qui peut surprendre les spectateurs et qui va étonner à un moment donné où on ne s'y attend pas. Ça peut être les mouvements, les cadres mais c’est surtout ce quand on exprime les émotions d'un être humain. Je pense que c'est ça qui fait une belle image, une image du cinéma". 

A la question d'Augustin Trapenard "Qu’est-ce que pour vous la comédie ?", Bong Joon-ho répond "Je pense que je suis quelqu'un qui cherche effectivement le côté drôle, même quand la situation est très très noire. Je pense que c'est parce que je suis un peu schizophrène, mais quand je regarde la réaction des spectateurs, c’est pareil : ils rigolent, mais sont mal à l'aise. En fait, c'est un peu un sentiment complexe. Je pense que c'est encore une fois très pervers de ma part".

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