Prix Nobel de Littérature, érudit et passionné, il consacre un livre étonnant à l’âge d’or de la poésie chinoise et à ses poètes, dont les mots, tracés, pour certains, il y a plus de 13 siècles, ont survécu aux tyrannies et à l'oubli. Jean-Marie-Gustave Le Clézio est l'invité d'Augustin Trapenard.

JMG Le Clézio en mars 2020 à la Grande Librairie
JMG Le Clézio en mars 2020 à la Grande Librairie © Getty / Eric Fougere/Corbis

Dans Le flot de la poésie continuera de couler, avec la collaboration de Dong Quiang, il explore la beauté universelle des poèmes chinois nés sous la dynastie Tang. Des textes qui ont changé son rapport au monde. On parle de nature, de temps, mais aussi de paysage et de voyage avec J.M.G Le Clézio, invité de Boomerang. 

Extraits de l'entretien 

J.M.G Le Clézio : "La poésie est résistance. S’il n’y avait pas ce désir de s’opposer à tout ce qui bafoue les règles les plus élémentaires de l’humanité, la poésie n’aurait pas de sens."

"Je ne m’attendais pas à lire dans la poésie quelque chose qui allait changer si radicalement ma façon d’être. Elle exposait une vérité : nous sommes le monde, il suffit de le regarder et nous devenons ce que nous regardons."

Il n’y a jamais eu dans l’histoire de l’humanité un moment où la poésie a été aussi défendue et appréciée que sous la dynastie Tang. Elle nous apprend que la culture chinoise est la culture du livre et du savoir." 

"Nous avons désappris à voir que nous faisons partie de la nature. Nous ne sommes pas étrangers au monde. Il faut faire un voyage en soi-même et se changer : il faut pratiquer une hygiène de la vue." 

"Pour moi, la Bretagne est le pays de la mer, du lointain. C’est ce que j’aime chez elle et ailleurs. Oui, j’aime rencontrer dans le monde ces espaces dans lesquels on peut se perdre et oublier." 

"Je ne suis pas quelqu’un d’apaisé. J’ai un certain âge, mais je n’ai pas les cheveux blancs de la sagesse. Je suis toujours ému par la jeunesse, et je pense que les gens ont besoin de fréquenter cette jeunesse davantage." 

"Je crois que la compassion est indispensable. On en manque un peu aujourd’hui. De nos jours, le plus fort doit survivre, et les autres se débrouillent, ce qui est contraire à toutes les règles de l’humanité." 

"Il faut entendre les cris des disparus. Ils se plaignent. C’est une demande de justice. Il faut leur prêter attention." 

Carte blanche

Pour sa carte blanche, J.M.G Le Clézio a écrit un texte sur le Liban, dédié à l'écrivain Charif Majdalani.

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  • LÉO FERRÉ - La poésie 
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