Si son nom reste indissociable de l’univers de la mode et de la publicité, son art du portrait tout en intimité et sensualité, en a fait l’une de nos plus grandes photographes. Elle nous parle, ce matin, de beauté, mais aussi de littérature et surtout de création. Dominique Issermann est l'invitée d'Augustin Trapenard

La photographe Dominique Issermann travaille principalement dans la mode et la publicité
La photographe Dominique Issermann travaille principalement dans la mode et la publicité © Maxppp / Aurelien Morissard / IP3

"Dominique Issermann vous plaque dans une machine à lumière, un bricolage improbable mais implacable comme aurait pu en inventer Man Ray: une rampe double ou un grill de boxe qui se répercute sur une simple glace de tailleur et baigne le visage. 

C'est ainsi que Dominique Issermann a peut-être signé les plus beaux portraits, en faisant de la pâleur un système émotionnel, en laissant affluer, comme le firent les peintres de la Renaissance ou les anatomistes, le riche tissu nerveux, en rendant rare le moindre centimètre de peau dévoilée.

Dominique Issermann a assisté ses modèles (sa voix qui sort de l'ombre du studio est plutôt celle d'une entraineuse, d'une confidente ou la voix du miroir lui-même) dans un processus de vampirisation. Ce vampire-là vous déconcertera toujours: vous la sentez prête à vous mordre et elle vous effleure le bout d'un doigt"

​Hervé Guibert (écrivain, critique photographique et photographe)

Programmation musicale

Feist, Hey that’s no way to say goodbye / Eddy de Pretto, Quartier des lunes

Carte blanche

Pour sa carte blanche, Dominique Issermann a choisi de lire un extrait de Textes et nouvelles de rien, de Samuel Beckett, mais aussi de faire entendre de l'écrivain et photographe Hervé Guibert. 

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