Depuis sa "Théorie quantitative de la démence", il fait encore et toujours figure d’enfant terrible dans le monde parfois policé des Lettres britanniques. "Will", son 8ème roman, plongée hallucinée dans l’Angleterre des années 80, vient de paraitre. Will Self est l'invité d'Augustin Trapenard.

Will Self en 2008
Will Self en 2008 © Getty / Colin McPherson/Corbis

C'est un des esprits les plus brillants et subversifs de son temps. Will, son 8ème roman, est une plongée hallucinée dans l’Angleterre des années 80 à travers le regard d’un toxicomane, et vient de paraitre dans une traduction de Françis Kerline. Un roman en grande partie autobiographique, où son auteur remonte aux origines de sa vocation. Will Self est dans Boomerang. 

La traduction simultanée est assurée par Harold Manning. 

Extraits de l'entretien

"Quand j'ai définitivement arrêté la drogue à 40 ans, j'étais en train d'écrire un livre, et j'ai continué. L'écriture s'est alors substituée à toutes mes addictions. J'ai développé une manie compulsive de décrire la vie."

"Ecrire, c'est mettre le monde à sa mesure : on pense le comprendre puisqu'on le couche sur le papier !  Mais ce n'est qu'une illusion..."

"Je crois qu'il est impossible d'être subversif et transgressif aujourd'hui. Internet est une cacophonie de voix inaudibles qui s'annulent les unes les autres jusqu'à se réduire à zéro : plus personne n'est entendu"

"Nous sommes tous détrompés des illusions au cours de nos vies, et les traumas naissent de cet éclatement. Moi, je me suis défait de l'illusion du projet libéral, et de l'illusion que les humains pourraient par eux-mêmes parer à l'urgence climatique."

"Rien n'égale le roman pour pénétrer l'âme humaine : il surpasse toute forme d'art. Mais dans le monde des réseaux sociaux, la littérature ne devient qu'un long et interminable tweet"

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