Très rare sur les écrans, c’est au théâtre qu’elle se réalise depuis sept ans sous la direction de Stanislas Nordey. Emmanuelle Béart est l'invitée d'Augustin Trapenard.

Emmanuelle Béart
Emmanuelle Béart © AFP / Geoffroy Van der Hasselt / ANADOLU AGENCY

Dans, Erich Von Stroheim de Christophe Pellet, en ce moment au Théâtre du Rond Point, elle joue une femme entourée d’hommes -objets et en proie aux affres du désir. Une réflexion sur l'impact de l'économie de marché, l'économie du désir et celle du couple.

Programmation musicale

The Velvet Underground, Femme fatale / Gorillaz, She’s my collar

Carte blanche

Pour sa carte blanche, Emmanuelle Béart a choisi de lire une chanson de son père, Guy Béart, C’est après que ça se passe.

Ce n'est jamais, jamais, jamais pendant

C'est après que ça se passe

Les regrets vous entrent, rentrent dedans

Après que le fil se casse

Sur le moment on est abasourdi

On se dit "Quoi ?", on se dit, on se dit

"Je ne sais pas ce qui m'arrive à moi

J'ai trop chaud, j'ai froid

Qu'est-ce donc qui m'éveille ainsi autant

Et pourquoi soudain ce cœur battant ?"

Je me retourne encore dans mon lit

Ta place a fait ce pli

Ce n'est jamais, jamais, jamais pendant

C'est après que ça se passe

Mon Dieu, que c'était, c'était imprudent

De changer ainsi de place

Ah, si l'on avait su, l'on avait su

On aurait gardé notre coin perdu

Tous ces voyages que l'on s'est permis

Et tous ces amis

Qui prenaient tant de mots, tant de regards

Et quand je t'ai conduite à la gare

On était libres tous deux, c'est sûr

Pourquoi cette blessure ?

Ce n'est jamais, jamais, jamais pendant

C'est après que ça se passe

Qui est le vainqueur, qui est le perdant ?

On en a perdu la trace

Qui est parti et parti le premier ?

Qui a couru après dans l'escalier ?

Qui a marché et qui est revenu ?

Ça ne compte plus

Qui a fait mal et qui a trop souffert ?

Que m'importe, tout va de travers

Et l'enfant, l'enfant que tu aimais

Qui n'arrivera jamais

Ce n'est jamais, jamais, jamais pendant

C'est après que ça se passe

L'amour, la vie, tout devient évident

La brûlure est là, vivace

On s'appelle, on se dit "Allô, allô"

Souviens-toi du dimanche au bord de l'eau

De cette foire où tu as pris la fuite

Tout près du grand huit

Tu riais, tu riais aux grand éclats

Je regardais ailleurs ce jour-là

Et j'ai beau regarder aujourd'hui

Je ne vois que la nuit

Ce n'est jamais, jamais, jamais pendant

C'est après que ça se passe

On n'a rien senti pendant l'accident

Rien senti de la menace

On s'est dit au revoir en souriant

Copain-copain, tranquilles, insouciants

Je t'ai serrée un peu entre mes bras

On s’appellera

Ce prochain rendez-vous, manqué, grippé

Le veux-tu ? On va le rattraper

Tout cela vient trop tard, vient trop tard

Il est minuit et quart

► Aller plus loin : Des inédits de "Humanz" de Gorillaz à découvrir toute la journée sur France Inter

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