En raison des circonstances exceptionnelles liées au Covid 19, Boomerang vous propose de redécouvrir certains de ses plus grands entretiens. Aujourd'hui, l'actrice américaine Jane Fonda, reçue en octobre 2018 par Augustin Trapenard.

Jane Fonda à Los Angeles en Février 2020
Jane Fonda à Los Angeles en Février 2020 © Getty / Morgan Lieberman/WireImage

Icône du 7ème art, du féminisme et de l'engagement, elle n'a jamais cessé de se réinventer, sur tous les plans. En octobre 2018, elle recevait le Prix Lumière à Lyon, et la cinémathèque s'apprêtait à lui consacrer une grande rétrospective. Jane Fonda était dans Boomerang. 

Le mot d'Augustin 

Je me souviens que je parlais trop vite et qu’elle me grondait gentiment entre chaque partie, disant qu’il fallait que je me détende sans quoi elle raconterait n’importe quoi. Elle s’amusait de mes questions trop scolaires, craignant toujours de se répéter, passant d’une langue à l’autre avec malice pour être toujours plus précise. Elle avait la bienveillance et l’autorité de celles et ceux qui savent la joie qu’on peut éprouver quand on les rencontre ne serait-ce qu’une fois. Je me souviens qu’à un moment de l’entretien, je lui avais demandé si elle avait peur, parfois. Elle m’avait confié qu’elle avait peur tout le temps, parce que le courage reposait sur la peur. Et je m’étais dit que c’était peut-être la clef de tout son cinéma et de tous ses combats. Il y avait toujours de la peur, qu’elle parle de la complexité de ses rapports familiaux, des difficultés que lui avaient valu de porter tel engagement, ou du courage qu’il fallait pour construire l’émotion d’un personnage. À la fin de l’interview, je m’étais dit que celui qui avait le plus peur de nous deux n’était peut-être pas celui qu’on croit. Et que c’était tant pis pour moi.

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