Augustin Trapenard reçoit Nicolas Philibert. 5 ans après le film qu’il consacrait à la Maison de la Radio, il revient avec un documentaire "De chaque instant", où il retrace le parcours de futurs infirmiers. Une immersion dans l’apprentissage de tous ces gestes et de toutes ces paroles qui soignent et qui sauvent.

Dans son nouveau film, Nicolas Philibert explore le monde des élèves infirmières ("De chaque instant", en salles le 29 août)
Dans son nouveau film, Nicolas Philibert explore le monde des élèves infirmières ("De chaque instant", en salles le 29 août) © AFP / Yohan Bonnet

Nicolas Philibert est l'invité de Boomerang, à l'occasion de la sortie de son nouveau documentaire De chaque instant (dans les salles le 29 août 2018).

Résumé : Chaque année, elles sont des dizaines de milliers à se lancer dans les études qui leur permettront de devenir infirmières. Admises au sein d’un « Institut de Formation en Soins Infirmiers » elles vont partager leur temps entre cours théoriques, exercices pratiques et stages sur le terrain. Un parcours intense et difficile, au cours duquel elles devront acquérir un grand nombre de connaissances, maîtriser de nombreux gestes techniques et se préparer à endosser de lourdes responsabilités.

Dans ce documentaire Nicolas Philibert rend hommage à tous les soignants et nous invite aussi bien à nous interroger sur l'avenir de l'hôpital public, que sur l'essence du geste cinématographique.

Le son et l'image

Nicolas Philibert :

La radio nourrit l'imaginaire, bien plus que la télévision. On imagine les visages, les lieux. Cela nous accompagne dans notre intimité.

Les caméras placées dans les studios de radio produisent des images sans regard. Nous sommes en train de glisser dans une sorte de tout-visible. 

Pudeur et cinéphilie

Nicolas Philibert :

Filmer des gens qui apprennent, c'est capter les émotions des personnes qui sont dans l'effort. De la même manière, quand je fais un film, j'avance vers ce que je ne connais pas.

Il y a une passerelle entre les élèves infirmiers et les cinéastes : l'attention à l'autre, essayer de ne pas faire trop mal, de ne pas être trop nocif.

Pour creuser un peu ↴

Une rétrospective des films de Nicolas Philibert aura lieu à partir du 5 septembre dans les salles de cinéma. Ce sera donc l'occasion de découvrir ou de redécouvrir ses 8 long-métrages :

  • La Ville Louvre (1990)
  • Le Pays des sourds (1992)
  • Un animal, des animaux (1995)
  • La Moindre des choses (1996)
  • Être et avoir (2002)
  • Retour en Normandie (2007)
  • Nénette (2010)
  • La Maison de la Radio (2013)

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