Il y a deux ans son film "Moonlight" triomphait aux Oscars. Son nouveau long-métrage, variation sur un roman de James Baldwin, "Si Beale street pouvait parler", sort ce mercredi. Une histoire d'amour sur fond de tensions raciales dans le Harlem des années 70. Barry Jenkins est l'invité d'Augustin Trapenard.

Barry Jenkins
Barry Jenkins © AFP / Paul Morigi / GETTY IMAGES NORTH AMERICA

Son film Moonlight, avec trois Oscar, en a fait l'un des cinéastes les plus en vue d'Hollywood. Dans If Beale Street could talk, en salles aujourd'hui, il nous plonge dans le Harlem des années 70 que décrivait James Baldwin et nous invite à réfléchir à l'Amérique d'aujourd'hui. On parle de lumière, de visibilité et de Wong Kar-wai avec Barry Jenkins. 

Pour moi faire du cinéma, c'est pas forcément pour changer le monde, mais peut être pour faire bouger le point de vue des gens. Ils peuvent avoir besoin de voir un personnage.

En tant qu'élève de l'école Claire Denis, j'ai été sensible au silence. On apprend autant sur une personne en la regardant dans les yeux qu'en écoutant ce qu'elle dit. 

La force du cinéma, c'est montrer, sans expliquer. Je trouve de la beauté dans tout ce qui est authentique, ce qui vient du cœur, des tripes.

Programmation musicale

The Fugees - "Killing me softly" 

Lomepal - "Trop beau"

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.