En raison des circonstances exceptionnelles liées au Covid 19, Boomerang vous propose de redécouvrir certains de ses plus beaux entretiens. Jour 15, voici l'auteur et dessinateur de livres pour la jeunesse, Tomi Ungerer, que recevait Augustin Trapenard en mars 2018.

L'artiste dessinateur et peintre Tomi Ungerer
L'artiste dessinateur et peintre Tomi Ungerer © AFP / PATRICK HERTZOG

Il est l'un des nos plus grands dessinateurs et auteurs pour la jeunesse. Ses Trois Brigands, son Jean de la Lune, ou encore Son géant de Zéralda sont connus dans le monde entier. Dans Ni oui ni non, il répondait aux questions pertinentes de jeunes enfants. 

Tomi Ungerer, décédé le 9 février 2019, était l'invité de Boomerang

Le mot d'Augustin 

Je me souviens de questions : de celles qu’on m’avait demandé de lui poser quand on avait annoncé l’émission. « Que retient-il de ses Trois Brigands ? » « Que pense-t-il de son musée à Strasbourg ? » « Quel est son dessin préféré - et le premier qu’il ait jamais griffonné ? » Je me souviens de toutes les questions que je m’étais moi-même posées, plein de doute et d’appréhension.  « Comment le taquiner sans le soûler d’emblée ? » « Quelles questions inédites pourraient l’intéresser ? » « Comment le laisser libre sans l’égarer ? » Je me souviens surtout des questions qu’il égrenait dans son livre, toutes plus farfelues les unes que les autres. Et plus particulièrement de celle qu’il formulait ainsi : « Pourquoi se pose-t-on toujours des questions ? » Je la lui avais posée, cette question qu’il disait essentielle, et il m’avait répondu par une métaphore que je n’ai jamais oubliée. Il avait dit que les questions se posent comme des avions, et qu’à la manière des avions qui retrouvent leur ombre quand ils atterrissent, il serait beau qu’elles n’oublient jamais leur ombre. Il avait ajouté que s’il se posait constamment des questions, mais que jamais, au grand jamais, il ne cherchait à y répondre.

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Jackson 5/Michael Jackson – ABC

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