"Ibrahim", son premier film en tant que réalisateur, triomphait, l’année dernière, au festival du film francophone d’Angoulême. Après des mois d’attente, il sort demain, au cinéma. Samir Guesmi est l'invité d'Augustin Trapenard.

Samir Guesmi en août 2020
Samir Guesmi en août 2020 © Getty / Stephane Cardinale - Corbis

Comédien, vous l’avez découvert dans Andalucia d’Alain Gomis, aimé dans L’effet aquatique de Solveig Anspach ou dans Camille Redouble de Noémie Lvovsky.  Avec Ibrahim, au cinéma demain, il signe son premier long métrage en tant que réalisateur.  Un film intimiste, sur la relation père fils et la transmission. Samir Guesmi est dans Boomerang.  

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Extraits de l'entretien

"Ce qui nous rend beau, c'est peut être d'être entendu, reconnu. On se tient alors un peu plus droit"

"Je voulais raconter comment deux personnes aussi intimes qu'un père et un fils peuvent passer l'un à coté de l'autre. C'est une histoire que je dédie à mon propre père, pour réparer la dureté que j'ai éprouvée à son égard"

"Le père de mon personnage Ibrahim a mal au dos, mais il se tient droit. Il a le coeur gros, mais il retient tout. Malgré son illettrisme il affronte le monde, et malgré son silence il aime immensément son fils"

"On est dans un monde bavard, dans lequel je trouve qu'on parle beaucoup. Le silence, les regards, les gestes, vont pour moi au-delà de la parole. Je me méfie des mots, parce qu'ils peuvent mentir et baratiner."

"Je voulais raconter comment deux personnes aussi intimes qu'un père et un fils peuvent passer l'un à coté de l'autre. C'est une histoire que je dédie à mon propre père, pour réparer la dureté que j'ai éprouvée à son égard"

"Si je suis devenu acteur, c'est par déduction après une scolarité très médiocre. J'étais dos au mur, et je n'avais pas le choix que d'aller vers mon rêve. Mais si j'avais dû choisir ce métier, je ne l'aurais jamais fait"

Carte blanche

Pour sa carte blanche, Samir Guesmi a choisi de lire Le Cancre de Jacques Prévert. 

Il dit non avec la tête
mais il dit oui avec le cœur
il dit oui à ce qu’il aime
il dit non au professeur
il est debout
on le questionne
et tous les problèmes sont posés
soudain le fou rire le prend
et il efface tout
les chiffres et les mots
les dates et les noms
les phrases et les pièges
et malgré les menaces du maître
sous les huées des enfants prodiges
avec les craies de toutes les couleurs
sur le tableau noir du malheur
il dessine le visage du bonheur.

Le Cancre tiré du recueil Paroles paru chez Gallimard

Programmation musicale

  • CAT STEVENS - Father & Son
  • FRANCOIS & THE ATLAS MOUNTAIN - Revu
Les invités
Programmation musicale
  • Cat StevensFather & Son1971
  • FRANCOIS MORRYRevu (radio edit)2021
L'équipe
Thèmes associés