Dès ses débuts, il a semé la poésie dans le rap, et récolté les honneurs du public. Aujourd’hui, reparait "Bouge de là", premier grand succès du rap français. Mc Solaar est l'invité d'Augustin Trapenard.

MC Solaar
MC Solaar © AFP / Thomas SAMSON

Il est peut-être l'une des premiers rappeurs à avoir connu la reconnaissance en France. Aujourd'hui, reparaît Bouge de là, son premier succès, à quelques semaines de la réédition de son album culte "Qui sème le vent récolte le tempo". On parle de rime, de mouvement, des temps qui changent, mais aussi de transmission, avec MC Solaar, dans Boomerang.

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Comment est née la chanson "Bouge de là" (1991), premier tube de rap français ?

MC Solaar : "On avait l'habitude de lancer des expressions dans les lycées du Val-de-Marne, du côté de Créteil ou de Villeneuve-Saint-Georges, au lycée Jules-Ferry, Arago ou Guillaume-Budé à Villeneuve-le-Roi... Nous étions une petite cellule dans une cité. Chacun employait une expression et tentait d'en faire une espèce de mode. On en a lancé quelques-unes. J'ai repris cette expression pour en faire une petite chanson. Cela vient de l'arabe "M'chi". Et on l'a traduit.

La personne qui parle dans cette chanson est une sorte de victime. C'est un type qui se livre à des pérégrinations dans Paris. Lui n'a rien fait de particulier. Mais des passants lui disent Bouge de là et parfois, c'est lui qui le dit aux autres. Il circule sans Waze (application de circulation, ndlr) entre Barbès et Rennes."

Plus d'extraits de l'émission

"Mes trois premiers albums vont reparaître dans les mois à venir. Ils sont restés indisponibles pendant longtemps à cause de tensions avec ma maison de disques. Mais après tout ce temps, il faut savoir repartir"

"Le rap d'aujourd'hui est multiple, et, surtout, c'est le genre le plus écouté. Le public a été extrêmement éduqué, et les jeunes arrivent aujourd'hui à reproduire des éléments techniques qui nous paraissaient très complexes à l'époque !"

"J'ai l'impression d'avoir semé une licence poétique : le droit à la poésie, à la revendication, à l'excentricité. Pour les rappeurs, ça a créé un espace de liberté : ils peuvent faire ce qu'ils veulent, sans être dans le dogme du hip hop des années 90"

"Certains titres restent parce qu'ils ne sont pas écrits comme de l'actualité, mais comme des chroniques intemporelles. C'est le cas pour Bouge de là : comme Don Quichotte, je me balade et il m'arrive des aventures"

"La première fois que j'ai chanté Bouge de là à la radio, c'était dans le Deenastyle, sur Radio Nova ! A l'époque les fans de hip hop apprenaient et chantaient ce qui passait dans le Deenastyle, on se reconnaissait comme ça entre nous"

"Sur mon premier album, on cherchait un son à la fois hip hop et #jazz. D'où l'omniprésence des cuivres. Le rap doit au jazz sa liberté, et a en commun avec lui l'histoire d'une musique rejetée"

"Je me considère comme un bouchon de liège : quelle que que soit l'agitation du monde, je flotte toujours"

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Pour sa carte blanche, MC Solaar a lu un texte inédit.

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