L'un est un manga, l'autre, une BD tirée du best seller d'Yves Grevet. Mais ces deux ouvrages traitent à leur manière de deux thèmes identiques : l'adolescence et l'enfermement dans un univers absurde. C'est à la fois effrayant et intriguant.

The Promised Neverland couv Kaze
The Promised Neverland couv Kaze © Shirai & Demitzu

Il y a quelque chose de déroutant dans The Promised Neverland. A regarder la couverture de ce manga, on se dit que les enfants représentés ont l'air heureux. Et à lire les premières pages, l'impression est confirmée. Les enfants vivent dans un orphelinat. Quand ils se lèvent le matin, ils sont radieux. Ils préparent le petit déjeuner ensemble. Les grands aident les petits. Tout cela, sous l'oeil bienveillant de Maman, la surveillante.

Chacun de nous a un numéro tatoué dans le cou

Ne pas se fier aux apparences. il y a quelque chose d'étrange dans cet orphelinat. Emma lève le lièvre. Elle fait partie des plus âgées et des plus brillantes de l'orphelinat. Elle a remarqué que chaque enfant a un numéro tatoué dans le cou. Tous les matins, ils passent une batterie de tests écrits sous forme de questionnaires. Il paraît que les dits résultats sont importants pour leur avenir. C'est "Maman" qui le dit. Et puis, il y a la barrière autour de Grece Field House. Personne n'a jamais osé la franchir. C'est la règle, un point c'est tout. 

Le départ de Conny

C'est l'élément déclencheur. Conny a été adoptée par une famille, version donnée aux enfants. Emma et ses amis vont en découvrir une autre, plus effrayante. Il faut donc fuir, s'échapper, car c'est une question de vie ou de mort. Mais fuir pour où ? Les enfants ne sont jamais sortis de l'enceinte de l'orphelinat. The Promised Neverland est un manga qui contrairement aux autres, prend son temps, celui de la réflexion. Comme un jeu d'échec où les pions pourraient bien devenir roi. The Promised Neverland - ed Kaze

Meto de Lylian, Nesmo et Lerolle

Meto couv Ed Glenat
Meto couv Ed Glenat / Lylian Nesmo Lerolle

L'univers carcéral, ici, n'est pas caché. 64 garçons vivent dans une sorte de bunker. Chaque jours, ils doivent respecter une routine très stricte. Piqûres, compter jusqu'à 50 entre chaque bouchées à table, etc... L'unique lien avec le monde extérieur, est une fenêtre qui donne sur la mer.

La maison est construite sur un ancien volcan, on y cultive des fruits. Mais je n'ai jamais vu ce dont je parle

Meto est un des adolescent de la maison. Il est chargé de la formation d'un nouvel arrivant. Il faut lui expliquer les codes de la maison. Comme ses comparses, il ne sait pas comment il est arrivé dans ce lieu. Meto n'est pas un manga, mais à certains moments, il joue sur le même registre : l'adolescence, l'absurde, le questionnement. La violence elle, reste suggérée. Meto et The Promised Neverland posent la question du conditionnement. Sommes nous le fruit d'une éducation, d'un environnement ? Et sommes nous vraiment libres de penser ? 

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