Bienvenue au coeur d'une fable contemporaine qui critique le pouvoir, et ses secrets. Aidée par La Source, Clément Oubrerie entre avec un humour féroce au coeur de la cyberdéfense. Armée, gouvernement, Elysée, médias, ici chacun en prend pour son grade.

Cyberfatale couv ed Rue de Sèvres
Cyberfatale couv ed Rue de Sèvres © Clément Oubrerie

Ceci est une fiction

La mise en garde est habilement placée juste à côté de la première planche. On pourra en sourire, mais elle est nécessaire tant on doute à la lecture de cette BD. Clément Oubrerie et sa Source (qui dans la vraie vie oeuvre au sein de la cyberdéfense) vous plonge au coeur de Balardgone, le ministère français de la Défense. Une nuit à 4 heures du matin, l'équipe de veille découvre sur ses écrans, une photo du président de la République (qui a les traits de François Hollande sic), en slip léopard. Ce montagne photo va rapidement devenir viral. Scandale d'Etat. L'équipe de veille n'a pas réussi à stopper sa diffusion. 

Un piratage informatique qui fait écho à l'actualité

C'est une fiction, mais les auteurs surfent sur la vague. Clément Oubrerie et sa Source y font constamment référence.  Ils choisissent une bleue affectée à la cyberdéfense pour faire entrer le lecteur dans le coeur du réacteur. Un réacteur fou où les protagonistes battent des mains comme on battrait des ailes. Où ils disent les choses, mais pensent le contraire. Où le ministre de la Défense s'appellent Morbihan, mais où les industriels gardent leur nom.  

Cyberfatale planche ed Rue de Sèvres
Cyberfatale planche ed Rue de Sèvres / Clément Oubrerie

Monsieur le ministre, y'a Dassault sur la une, la deux, la trois... ils insistent

Car forcément, derrière le président en slip, il y a plus grave. Un contrat avec l'Inde pour des Rafales. Cyberfatale, c'est une farce. On vous montre les méthodes de travail, de communication. La jeune bleue va être le témoin de ces folles heures, chargée d'orchestrer une opération de communication pour faire oublier l'affaire du slip. Tout le monde ici en prend pour son grade. On rit jaune... Car si une infime partie de tout cela est vraie, ça fait peur.

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