Double ration de manga ! Re: Load et Drop Frame. Deux thrillers aux univers inquiétants, parfois effrayants. Les héros sont-ils ceux que l'on croit ou juste le fruit d'une expérience ?

Re:Load couv Ed DokiDoki
Re:Load couv Ed DokiDoki © Sasaki Takumaru

La première planche est sur fond noir. Au centre, un cercle, comme si on regardait à travers le trou d'un serrure. Les dialogues sont disséminés autour. Re: Load débute sur l'urgence de la fuite de Makoto, une filette au regard d'ange. Deuxième planche : un homme vêtu d'un imper est couché à même le sol, dans une pièce nue. Autour de lui, des canettes de bière vides. Sur sa tête une écharpe. 

J'aurais jamais dû changer de piaule

Shôkichi Inui dit le chien enragé est un ancien policier, viré pour ses méthodes violentes. Il loge dans l'appartement voisin. En deux planches, Sasaki Takumaru, l'auteur, vous dresse le décors et l'ambiance? Ce sera un thriller.

Comme un air de déjà vu 

Re: Load a des airs de Léon, le film de Luc Besson. Makoto demande l'aide de Shôkichi. L'innocente dont on tue les parents face à cet ancien flic, la trentaine, aujourd'hui à la dérive. Ces deux univers se rencontrent sur fond de règlement de compte au sein de la pègre nippone. Shôkichi connaît ces tueurs. Il y a eu affaire quand il était policier. Makoto elle, est étrange, tantôt effrayée, tantôt effrayante. Est-ce le fruit d'une schizophrénie ou est-elle le fruit d'une expérience ? 

Doute

Sasaki Takumaru instille le doute. Son dessin est inspiré du cinéma. Image ou traveling, c'est le dialogue à l'intérieur ou le regard du personnage qui décide si oui ou non, on s'attarde. C'est violent, intrigant. Et plus on avance dans l'histoire, plus elle devient complexe.

Drop Frame ou l'art de la dissimulation

Drop Frame couv ed Doki Doki
Drop Frame couv ed Doki Doki / Nariie Schinichirô

On pourrait imaginer une histoire mièvre d'amour d'ado. Il en est question au premier tome. Nozomi et ses copains tournent un film pendant leurs vacances. On suit ces gamins au gré de leur jeunesse jusqu'à la rencontre fortuite avec Lou, belle blonde dont Junnosuke le héros, tombe amoureux. Mais Nariie Shinichirô se joue du lecteur. Il distille des indices au gré des pages. Là un calendrier, là un cadre noir pour raconter une histoire dans l'histoire.

C'est le deuxième anniversaire de la mort de Junko

Junko était une amie de Junnosuke. Elle est morte dans des conditions atroces. Son meurtrier n'a jamais été retrouvé. Un autre drame similaire, dont Junnosuke va être le témoin, va se nouer à la fin du premier tome de Drope Frame. Le témoin ou l'acteur ? A t'il rêvé ce qu'il a vu ou l'a t'il vécu ? Le tome 2 est un labyrinthe dans lequel le lecteur peut se perdre s'il lit trop vite. Il faut prendre le temps, entre les allers et retours dans le passé. Peut-on changer le passé quand on connaît son avenir. Drop Frame pose la question.

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